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 Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end

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Echo García Vazquez

MessageSujet: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   Ven 1 Nov - 23:42



keep dying
Echo GARCÍA VAZQUEZ.
17 ans & demi
Espano-Italienne
20 Décembre
groupe. (attendre le passage d'un modérateur pour remplir ceci.)
Annulation ► Permet d'annuler n'importe quel pouvoir pendant une durée indéterminée. Je me permets de le proposer parce que... Voilà. Pardon.

Mirror

Elle est belle, Echo. Une petite taille, fine, élancée, peut-être un peu trop mince. Elle est belle, Echo. Un teint laiteux, de grands yeux bleus, des lèvres rosées, de petits grains de beauté sur les paupières, visibles seulement lorsqu'elle dort tellement ils sont minuscules. Elle est belle, Echo. Vous aurez beau lui dire, elle vous assurera que non. Mais elle est belle, Echo, je vous le dis.

Et pourtant.

Quand tu te regardes dans ce miroir, tu te dis : « T'es moche, tu sais ? Arrête de te regarder, retourne t'amocher, encore un peu plus. T'attends que ça pas vrai ? Souffrir pour te prouver que tu vis. »

Et tu retournes encrer un peu plus sur ta peau ta haine & ta colère, cette douleur éphémère qui te dis que t'es encore sur la planète Terre. Elles sont là, devant toi, en haut, en bas, tes mollets & tes bras, ces marques indélébiles laissées par le temps & tant de souffrance, ces cicatrices solitaires qui te rappelles tes larmes passagères. Elles qui souillent ce corps de jeune fille, indiquant une tristesse certaine. Justifiée ? Qui sait ? Toi. Toi seule le sait. Toi, la jeune fille aux cheveux blonds, autrefois si longs. Toi, la jeune fille aux lunettes avec ses livres. Toi, Echo. & quand tu regardes ces photos, ce visage si souriant, si beau qu'était le sien autrefois, tu te le redis au plus profond de toi.

Oui, c'est ça.

Tu n'es que son Echo, tu n'es née que pour ça.

In her mind

Tu es tant, Echo. Tant & rien à la fois. Tu es les cris, les larmes, la poupée, la manipulée, l'impuissante abandonnée. Tu es celle qui ne veut plus rien assumer, renier les responsabilités, celle qui veut fuir, goûter au fruit du danger, à la liberté. Tu ne veux plus que l'on te dicte tes actes tel un acte de théâtre mal interprété. & pourtant, Echo, tu n'es que son, tu n'es que réverbération, ces trois petites notes qui rebondissent en farandole dans une mélodie dramatique. Elle était pourtant douce, Echo, sucrée, gentille, attentionnée, quelqu'un sur qui l'on peut compter, à qui l'on peut parler, librement, calmement, libérer ses pensées. Mais elle a changé, Echo. Distante, froide, renfermée. Parce que son coeur a été blessé à maintes & maintes reprises si bien que l'on eut pu dire que la vie l'a piétiné. Elle est seule, Echo, terriblement seule. Elle fuit, Echo, elle est lâche, elle ne veut plus rien affronter. Elle veut s'enfermer, rêver, penser à des choses qui lui sont inconnues, qui n'ont pas lieu dans ce monde d'adultes strictes & tortueux. Elle ne pleure pas, elle ne rit pas, elle se meurt, en silence, en décadence, dans une symphonie désespérante. Prier ne servirait plus à rien pour cette pauvre âme esseulée. Dix sept ans, à peine, & elle est dégoûtée. Pourtant elle reste attentionné, protectrice, mais elle est craintive, fragile, bien plus fragile qu'on ne le laisse penser. Elle a peur, Echo. Peur de tout, de rien, mais surtout de ça, cette peur qui lui disloque le coeur, cette peur d'être seule ; seule pour de bon & d'en être responsable. Peur de l'eau, peur de la hauteur, peur de l'amour, peur d'être blessée, peur de saigner. Pas physiquement, mentalement. D'être à nouveau désemparée. Elle reste sucrée, dans ses goûts, Echo, aimant les pâtisseries & compagnie, elle aime la musique, elle ne joue pas, elle chante, elle pleure ainsi, c'est tout. Elle a une belle voix, Echo, une qui se répand autour, une qui la complète parfaitement, une qui lui renvoie ce qu'elle est tel un miroir brisé.

Il te renvoie l'Echo que tu es.


Pocket

► MP3
► Casque
► Bracelet qu'elle a depuis qu'elle est toute petite que son frère lui a donné pour un anniversaire
► Un miroir de poche
► Une page vierge qu'elle avait dans sa poche
► Une montre qui s'est arrêtée pendant le voyage
► Ses lunettes
► Son livre de poche
► Un paquet de m&m's mini
► Une rose bleue comme ses yeux que son fiancé lui a offert & dont elle se sert pour attacher ses cheveux, l'ayant transformée en chouchou.









You know my name, not my story



her heart is a murderer ;
he killed herself


Elle souriait.
Dans cet enfer qui l'attendait, tous les jours, tous les mois, tous les ans.
Elle le savait, jamais elle ne s'en échapperait.
Mais elle souriait.
Parce qu'elle le soutenait, l'épaulait.
Parce qu'il l'illuminait, l'éblouissait.
Parce qu'elle l'aimait.
Mais elle n'était que son ombre, son reflet, son boulet, son passé.

Son Echo refoulée.

• • • • • •


Elle est née après lui, après Charlie. Deux jumeaux, deux adorables têtes blondes qui pleuraient en choeur. Ils semblaient heureux, elle, fatiguée, lui, soulagé. Qu'espérer de mieux ? Ils avaient un successeur. & elle, hein ? Qu'est-ce qu'ils en feraient ? Comme ce que l'on a toujours fait depuis la nuit des temps dans ce genre de famille avec ce genre de situation.

On la marierait dans un mariage à fins purement lucratives.
Mais elle le savait. Toute petite déjà, on le lui disait, en même temps qu'on la pomponnait, l'habillait. Quand tu seras grande, tu te marieras avec ton prince, Echo. Elle devait juste sourire, être polie, docile, obéissante. Son rôle était juste celui de la figurante, pas une des moindres mais elle ne serait pas le héro de leur famille. Leurs destins étaient tout tracés, ils n'avaient pas droit à cette si belle & dangereuse chose que l'on nomme liberté. Pourtant, elle pensait avoir tout de même ne serait-ce qu'un peu d'importance, malgré le fait qu'elle ne soit que son ombre, son reflet inversé, le boulet qu'il devrait traîner, mais ses espoirs, elle les a anéantis. Quel âge t'avais, déjà ? Huit ans, un truc comme ça ? & elle t'avait prise de haut, elle te regardait.

« Pourquoi crois-tu que je t'ai appelée Echo, petite sotte ? Tu crois que tu pourras l'égaler, tu crois que tu pourras tenir une place dans sa vie ? Tu n'es rien que son écho, sa misérable réverbération, alors contente toi de sourire & d'obéir. »



she was a broken doll ;
with her pretty fucking fake smile


Cassée.
Rompue.
Brisée.

Elle se souvient encore de la chaleur sur sa joue, des larmes qui étaient montées & de ses paroles qu'elle lui avait crachées à la figure après qu'il soit parti dormir. La vipère qui déversait son venin sur un pauvre animal.

Frêle.
Fébrile.
Sans défense.

« Tout est de ta faute, sombre idiote, de ta faute ! Tu le souilles, tu t'en rends compte de ça ?! Tu le salis, tu le salis, misérable écho, tes paroles souillées le changent, je suis sûre & certaine que tu es celle qui l'a entraîné, c'est obligé ! Il est tellement parfait, jamais il n'aurait fait une idiotie pareille ! Tu n'es qu'une erreur, Echo, qu'une simple erreur ! »

& elle était partie, la laissant, recroquevillée dans un coin de sa chambre, dans un tas de peluches, enveloppée par ses cheveux si longs autrefois, blonds vénitiens. Elle serrait son lapin contre son coeur qui battait vivement, tandis qu'elle sentait des larmes monter. Elle avait essayé de les contenir, elle avait essayé de ne pas craquer, mais trop tard, elles roulaient, coulaient, souillaient sa peau laiteuse & innocente tandis que le silence de la pièce baignée dans le noir était parfois rompu par quelques sanglots malheureux. Elle n'avait rien fait, rien, c'est lui qui avait proposé de fuguer. Elle avait essayé de le résonner mais finalement, ils étaient partis. Pas bien longtemps, mais ils étaient partis. A leur retour, Charlie avait dit que c'était sa faute, mais visiblement, ça n'était pas assez. Est-ce que ça l'amusait ? Est-ce qu'il profitait du fait qu'elle était rabaissée pour faire des bêtises ? Pourtant, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était pleurer, en silence, dans son coin.

Seule.

« Je suis désolée... Je suis tellement désolée... »


Je suis tellement désolée d'exister.



she was broken ;
because she believed


Dis, tu te souviens de ce jour là ?
Ce que l'on s'était dit, toi & moi ?
Ces paroles insouciantes ;
Si importantes ;
Si chères à mon coeur ;
& qui aujourd'hui me lancine de douleur ?

Tu as oublié, pas vrai ?
Menteur.
Menteur, c'est tout ce que tu es.
& c'est pour ça que ce jour là ;
Je me suis mise à te détester.


• • • • • •


Il partait. Il l'abandonnait. Elle se souvenait encore aujourd'hui, de ses paroles, ce qu'il avait dit. Elle se souvenait, elle, de leur promesse de gamins, ce « toujours » qui se terminerait demain. Elle n'avait rien dit pendant qu'ils criaient mais quand leurs parents étaient partis, elle avait prie sa main, doucement, et avait dit ;

« Ne t'en vas pas, pitié... J'ai besoin de toi & tu le sais. »

Mais il avait lâché ses doigts frêles & il l'avait laissée & elle s'était détournée pour aller pleurer.

L.Â.C.H.E


Voilà ce que tu es.

Qu'allait-elle devenir, maintenant ? Elle pensait que tout resterait normal, qu'elle aurait juste à ressentir ce douloureux vide dans son coeur. Juste ça. & pourtant pire encore l'attendait. Son père l'a convoquée, dans son bureau, jamais encore ça ne lui était arrivé. Sa mère la regardait, haineusement, encore, malgré ses quatorze ans. & son père ne fit qu'empirer les choses.

« Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Echo, je veux que tu prennes la place de ton frère & que tu deviennes l'héritier. »

Il y eut un blanc, elles étaient choquée, elle comme toi. Elle t'a regardée, tu as pâli, puis un rictus a déformé son visage, mélange entre la colère & le sarcasme.

« Allons, tu sais bien qu'elle ne sera jamais à la hauteur de son frère voyons, quand bien même elle ne serait que son substitue. Tu sais comme moi qu'elle ne vaut rien, autant qu'elle n'est rien »

Un froncement de sourcil, un regard sévère & elle perd sa confiance, la vipère s'abaisse, se soumet, tandis que son regard se reporte sur ta petite personne.

« On ne peut pas se permettre de ne pas avoir d'héritier. Elle est la chair de ma chair & que ça te plaise ou non j'en ai décidé ainsi. Tu sais ce que cela signifie, Echo ? Tout repose sur toi. »

Elle serrait ses poings, hochant la tête, avant de sortir, repartant dans sa chambre. Elle s'effondra sur son lit, ses mèches blondes lui chatouillant le visage. Tout était fini, maintenant.

Il est parti.
Ce traître.
Ce lâche.
& qui doit en subir les conséquences, encore une fois ?
Toi, Echo.

Toi & toi seule.



Slowly, silentely, she gave up and fell appart ;
Slowly, silentely, she cried in the dark « Help me ; Kill me. »
She was dying inside


Elle avait le regard.
Ce putain de regard.
Des yeux bleus assombris ;
Des cernes noires dignes d'un zombie ;
On y voyait tant, tant & si peu à la fois.
Douleur ; Déception ; Haine & terreur.
Mais c'était peu, si peu, tellement peu par rapport à ce que ton coeur abritait.
Par rapport à la quantité de pleures qu'il versait ;
A quel point il saignait ;
Souffrait ;
Le haïssait.

Elle se tenait là, devant ce miroir, regardant son reflet pathétique avec son air de désespoir. Elle n'en pouvait plus. Elle regardait les marques sur son visage, son corps, ses bandages, ces présents que lui offraient, à chaque journées, les personnes qui l'accompagnaient dans son quotidien scolaire. Elle n'en pouvait plus. Elle repensait aux paroles amères qu'on lui crachait, aux sermons sardoniques qu'on lui passait. Elle n'en pouvait plus.

Son âme se crevait à petit feu ;
On la détruisait de l'intérieur.

Elle n'en pouvait plus.

Alors elle prit la petite lame posée sur le bord de sa table de nuit, continuant de se regarder dans la coiffeuse avant de regarder son poignet meurtrit, mutilé par les coups précédents, ensanglanté, dégoulinant de ce liquide rouge qui coulait, glissait, roulait contre sa peau, laissant des traînées avant de venir s'écraser plus bas. Elle appuya le fer contre son poignet, un frisson lui parcourant l'échine tandis qu'elle vit cette liqueur rouge couler un peu plus vivement, & puis elle appuya encore, trop, laissant son poignet tomber le vide, tandis que ses yeux se fermaient, son souffle ralentissant peu à peu. Elle eut un fin sourire, doux, tandis qu'une larme perlait sur sa joue sans qu'elle ne puisse dire si c'était de joie ou de douleur, de peur ou de soulagement. Cependant, tandis qu'elle commençait à délicatement plonger dans un sommeil irréversible, elle entendit la porte grincer ainsi qu'un cri d'indignation.

Game Over. Continue ? • YES • NO



She was alive even if she was died inside
She was broken even if she continued with this fake smile


Ses yeux bleus se reflétaient dans la vitre, comme si malgré le fait qu'ils regardaient à l'extérieur, ils ne voyaient rien. Sa respiration était calme, sereine, pourtant, elle était dérangée par cette odeur médicamenteuse qui l'écoeurait & lui prenait les tripes. Son teint était normal même si quelques jours auparavant il était aussi livide que celui d'un vampire.

&, assise dans son lit, elle écoutait.
Ce « bip bip » régulier.
Celui qui lui signalait qu'elle avait échoué ;
& que son coeur battait.

Ahahah.

Dommage, pas vrai ?

☼ ☼ ☼ ☼ ☼


Elle déambulait dans les couloirs, les yeux cernés, trimbalant avec elle ce machin à roulettes dont elle avait oublié le nom auquel était accrochée sa perfusion. & elle marchait, marchait, écoutant mine de rien les chuchotements à son sujet.

« Eh, regarde, c'est pas elle la fille de la chambre deux cent soixante dix ? »

« Eh mais t'as raison oui ! Il parait que c'est la fille de cette famille là, tu sais ? Celle qui possède les multinationales ! »

« Hein ? Mais j'ai entendu dire qu'elle avait été hospitalisée pour cause de tentative de suicide ! Elle ne devrait pas être malheureuse dans ce genre de famille, non ? »

« Ahah, tu sais,les jeunes, ils se cherchent toujours des problèmes ! Elle ne devait pas attiré assez l'attention de son Padre à son goût ! »

Aaah...

Ta gueule, povero idiota, si tu savais, l'attention qu'il me portait, toi aussi, t'aurais essayé de te suicider, si tu veux je te les refile, moi, mes « problèmes recherchés », tu verras où tu pourras te les carrer.


Et elle sortait, ne disant rien, s'asseyant sur un banc à l'ombre, attendant qu'il vienne lui parler. Comme il le faisait toujours depuis qu'il l'avait rencontrée. Dommage. Dommage que ce fut quand elle était hospitalisée, pas vrai ? Et elle attendait, patiemment, celui qui serait un jour son amant. Et elle entendait, ses pas, avancer doucement sur le sol où la terre n'était pas soignée & où la mauvaise herbe poussait.

« Alors, la mia principessa, encore en train de fuir les messes basses des infirmières ? » faisait-il en s'asseyant à ses côtés, son regard dorés se dardant sur sa personne effacée.

Elle ravalait un maigre sourire, tandis que son coude atterrissait faiblement dans ses côtes, avant que sa tête ne vienne s'écrouler sur son épaule dans un long soupire, la grande main du jeune italien venant caresser sa chevelure d'or.

« Si tu savais ce que j'ai envie de sortir d'ici & d'essayer à nouveau, rester ici est encore plus déprimant... »

Le regard peiné, il relevait son visage, caressant sa joue doucement, regardant cet être si parfait pour lui & pourtant si fragile, comme si un simple coup de vent aurait pu l'emporter loin de lui pour toujours, il voudrait la chérir, il voudrait lui redonner le sourire, c'était son rôle, mais plus encore : c'était ce dont il avait réellement envie. Il l'aimait. Depuis le premier jour où son regard de pauvre tombeur était tombé sur celle qui lui résistait jour après jour, il en était raide amoureux, mais jamais, il le savait, ces sentiments si forts ne pourront l'atteindre, & pourtant, elle était tout à lui, dans un peu plus d'un an, ils seraient mari & femme. Il était à la fois heureux mais triste. Heureux que la femme qu'il aime lui soit consacrée, accordée, que leur union soit bénie.

Triste que ses yeux sans vie où s'entassent haine, désespoir & rancoeur ne puissent briller même en sa présence, lui qui lui était entièrement voué.

Et pourtant, elle restait là, le regardant. Il disait l'aimait, il disait pouvoir en crever, mais dans ses yeux dorés, elle ne voyait que son propre reflet, que celui qui la révulsait. & bientôt, dans peu de temps, trop peu, elle serait touchée par ses mains, caressée par ses longs & fins doigts qui avaient déjà du rendre folle de plaisir des dizaines, des centaines d'autres filles avant elle, vu la réputation qu'il tenait.

Mais tant pis, elle se laisserait faire.
Après tout, c'était son rôle, à elle.
En tant qu'Héritière.



He was her worst nightmare
And her opium at the same time


Elle jetait une peluche contre le mur.
Elle déchirait une feuille de papier.
Eventrait un ourson en peluche avec ses ciseaux dorés.
Eclatait une tasse au sol en renversant son thé.
Balançait ce cadre aux souvenirs amers contre ses pieds.

Le verre lui coupait la peau, elle saignait, elle s'en foutait, elle y était bien trop habituée. Elle rageait. Elle pleurait. Explosait. Pendant toutes ces longues, longues, longues & douloureuses années, elle avait tout enduré, elle avait tout intériorisé, elle n'avait jamais rien dit, toujours bien fait, elle avait fait ce qu'on attendait d'elle, elle avait fait ce qu'on lui avait supplié de reprendre, repartir à zéro, tout effacer, elle était devenue le substitue qu'il fallait, elle s'était enfin faite à peu près acceptée.

Et il revenait.

Elle avait vu ; elle avait vu cette joie dans le regard de sa mère, elle avait vu qu'elle était ravie de le voir rentrer, lui, son diletto figlio qu'elle détestait tant aujourd'hui. Elle ne voulait pas le revoir ; elle allait devoir l'éviter, autant, autant qu'elle le pouvait, quitte à en crever. & ça tournait, & ça tournait, elle ne voulait plus revoir ce visage. En fait, si, elle le voulait, elle en avait besoin, ça lui crevait le coeur de se l'avouer, mais elle ne voulait pas l'oublier, elle ne pouvait pas l'effacer, tout, tout lui faisait penser à lui, ses rires, ses sourires, ses paroles & ses bêtises enfantines, leurs moqueries, leurs pitreries, ces instants de bonheur où l'insouciance écrasait la dure réalité de la vie, où le temps s'effaçait pour un peu de chaleur, de douceur, d'harmonie dans leur vie contrôlée, dans cette comédie montée de A à Z, cette symphonie qu'ils devraient jouer, répéter, sans jamais y toucher.

Suivre les ordres.
Encore.
Encore.
& Encore.

& il lui manquait.
& elle en crevait.
& elle refusait de se l'avouer.
Parce que ça la tuer de penser qu'elle pouvait ne serait-ce qu'un peu, encore, croire à ce qu'il lui avait dit, ce jour là.

Et pendant cinq mois, elle a continué, à jouer, à tricher, en se cachant, l'évitant comme la peste & pis encore. Elle se fondait dans l'ombre des couloirs, vagabondait avec son fiancé pour lui confier ce qu'elle pensait ; d'elle, sa vie, son frère, ce qu'il avait fait, comment il est parti. & il ne faisait que la conforter dans l'idée qu'elle devrait l'éviter.

Jusqu'au jour où elle serait obligée de lui reparler, quand elle se marierait.



C'est triste à dire
Mais plus rien n'm'attriste


On lui glissait les papiers sous sa porte, tandis qu'elle se traînait par terre, enroulée dans sa couette. On lui disait qu'elle devrait sortir, ou au moins leur ouvrir ; Ciudi il becco !, qu'elle répondait. On repartait, têtes basses, soupires hauts & elle attrapait, fébrilement, la liasse de papiers par terre, tandis qu'elle les jetait, une par une, contre le sol dur & froid, avant que son regard ne soit portée sur la dernière. & elle l'ouvrait, le regard vide, las. & elle lisait, à voix haute, comme elle eut l'habitude de le faire. & elle riait, nerveusement. Balivernes. Alors, lasse, fatiguée, encore plus déprimée, fragile, détruite par ces rêves de liberté qui se peignaient dans son esprit d'être enchaîné, elle se retournait sur le sol, elle se rendormait, s'enfonçait un peu plus.

Tandis qu'inconsciemment, sur sa peau, elles roulaient.
Criant silencieusement.

Dis, tu te souviens de ce jour là ?
Ce que l'on s'était dit, toi & moi ?
Ces paroles insouciantes ;
Si importantes ;
Si chères à mon coeur ;
& qui aujourd'hui me lancine de douleur ?

Tu as oublié, pas vrai ?
Menteur.
Menteur, c'est tout ce que tu es.
& c'est pour ça, que ce jour là ;
Tu t'es mis à me manquer ;
& je t'ai pleuré ;
Toi, mon grand frère adoré méprisé.


☼ ☼ ☼ ☼ ☼


Elle ouvrait les yeux, emmitouflée dans cette même vieille couette que la veille, des cernes sous ses yeux rougis. & elle se tournait, roulait, avant de sentir une consistance de papier sous ses doigts fragiles, abîmés par l'effort qu'ils fournissaient sur les instruments présents dans cette pièce ; piano ; guitare ; violon ; les multiples feuilles étalées sur le sol n'étant autre que tes compositions, à toi, pauvre écho égaré, rebuté de la vie ; & elle l'attira à elle ; l'ouvrit, lascivement, avant de regarder, avec des yeux ronds, un sourire maladroit sur ses lèvres crispées. & elle se leva, lâchant cette couette qui cachait un corps brisé ; le couvrant sous d'autres tissus plus légers. & elle emportait, avec elle, sans vraiment y penser, tous ces objets qu'elle pensait ne même pas posséder, avant de sortir, discrètement, regardant la nuit monter dans le ciel étoilé. Combien de temps t'étais-tu faite muette, Echo ? Combien de temps ta voix cristalline n'avait-elle pas cassé le silence de tes pensées ? & elle avançait, parce qu'elle voulait vérifié si on ne voulait la briser encore une fois. Elle devait vérifié, si cette mince, maigre, si maigre possibilité de disparaître existait. & elle était là, devant elle alors un sourire en coin, hautain, sarcastique étira ses lèvres rosées. & elle appuya son pied sur la barque qui chancela. & elle défit la corde qui la ramenait à la terre ferme.

& elle ouvrit les yeux, plus tard, sur cette nouvelle planète qu'on lui offrait.


Dis, tu te souviens de ce jour là ?
Ce que l'on s'était dit, toi & moi ?
Ces paroles insouciantes ;
Si importantes ;
Si chères à mon coeur ;
& qui aujourd'hui me lancine de douleur ?

Tu as oublié, pas vrai ?
Menteur.
Menteur, c'est tout ce que tu es.
& c'est pour ça, que ce jour là ;
Je me suis enfuie ;
Tout comme toi.
& c'est pour ça, que ce jour là ;
Tu es à nouveau sorti.
De moi.
De mon coeur.
De ma vie.
& c'est pour ça que ce jour là ;
Je me suis dis ;
Tu n'es pas moi.
Tu n'es pas à moi.
& jamais, je n'aurais droit à tout ça.


Jamais je n'aurais droit d'être comme toi.
Pas vrai, fratello maggiore ?

Memento Morri aka. Panpan
14 carottes arc-en-ciel
J'suis une femelle moi
Kagamine Rin • Vocaloid
t'as lu le règlement ? Ouais ouais
tu as trouvé notre petit code ? ♥ CODE VALIDE (& je vous aime parce que les pandas c'est le bien mieux que les cookies encore)
t'en penses quoi du fo'? Il est bow il est bow il est bow le lavabow ~ ♥
au fait, t'es arrivé comment jusqu'ici ? A cause de ce fou stupide que j'aime lamaesquement & qui me sert de jumeau. Ou grâce. Je sais pas.



Dernière édition par Echo García Vazquez le Mer 6 Nov - 18:24, édité 2 fois
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Invité

MessageSujet: Re: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   Sam 2 Nov - 10:13

Oh, Echo *w* !
Toi aussi t'as une belle fiche dîtes donc *-* ! Avec une jolie écriture, un perso triste et déprimant à souhait, et des gifs sympa *w*.
Bienvenue et bravo o/
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Emily Tracy

MessageSujet: Re: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   Sam 2 Nov - 10:37

Bienven... hum, c'est triste ;w;
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Echo García Vazquez

MessageSujet: Re: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   Sam 2 Nov - 10:43

Merci à vous deux hihi ♥♥♥♥
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Echo García Vazquez

MessageSujet: Re: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   Mer 6 Nov - 18:25

Petit up; dp, désolée. J'ai fini. ♥
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Hayden A. Wylde

MessageSujet: Re: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   Mer 6 Nov - 19:36

-J'ai adoré l'histoire de ton personnage >_<-


welcome, welcome.
Nous espérons que tu feras honneur à ton groupe, les Aqua.


Tu es bien arrivée à destination, Echo García Vazquez.
Nous te souhaitons un agréable séjour à Ériel, en espérant, bien entendu, que tu survives.

Tu trouveras dans ton sac cette belle amulette qui te servira, dans quelque temps.
Pour te remercier d'avoir suivi nos indications, nous t'offrons généreusement une Phrez.

Malheureusement, à ton arrivée, tu as subi quelques... "Modifications."
Parfois, tu as l'impression d'être en cage. Tu ne peux plus avancer, comme si tu étais entourée d'un mur invisible, qui n'est que pur fruit de ton imagination.

le temps joue en ta défaveur, désormais.


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MessageSujet: Re: Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end   

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Today is gonna be the day that they're gonna throw it back to you ✖ Echo ; end

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