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 Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia

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Hayden A. Wylde

MessageSujet: Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia   Sam 9 Nov - 19:30

j'ai l'impression d'être dans un putain de film, mec. T'imagines pas comment c'est trop beau. j'pourrais mourir heureux si j'avais baisé juste avant. M'enfin voilà quoi, y'a pas trop de possibilité là.

Tes paupières sont closes et tu fais le vide dans ta tête. Tu tentes, à plusieurs reprises, d'imaginer clairement dans ton esprit ton ancienne chambre. Tu la revois, clairement. Elle était plutôt spacieuse et le mur, face à ton lit, était recouvert de deux affiches géantes de ton film préféré. Tu essaies de retrouver la sensation du confort. Oui, celle qui t'étreignait lorsque tu t'enfonçais dans ton lit et que tu te roulais en boule dans ton épaisse couverture, l'hiver. Tu étais bien au chaud, serein. Désormais tu dors à même le sol ou dans un arbre, avec tout de même, cette douce couverture que tu as traînée avec toi. Tu as tout de même froid. Tu pourrais envisager la possibilité d'allumer un feu sauf que, méfiant comme tu es, tu ne le ferais jamais. C'est bien trop voyant. Tu ne souhaites pas vraiment te faire égorger dans ton sommeil ou pire encore. Bref, pour résumer, tu as mal dormi.

Pour commencer ta journée, tu pioches une poignée de céréales que tu mâches bruyamment. Tu manges vraiment comme un gros porc, parfois. Mais tu t'en fous, t'es tout seul de toute façon. D'ailleurs, tu regardes brièvement de droite à gauche pour vérifier qu'il n'y a personne. Tu ne feras jamais confiance à personne ici. C'est bien trop risqué. Tout en commençant à marcher, tu réfléchis. (Eh oui, ça lui arrive.) Tu penses à plein de choses futiles et stupides. Des questions existentielles. Tu te demandes s'il est possible de violer les espèces d'humanoïdes qui ne font que répéter en boucle les mêmes phrases. Mais t'es vraiment un porc en fait. Tu crèves la dalle, tu es fatigué, t'as froid et toi tu penses à violer un truc que tu pourrais qualifier de "pnj". C'est malsain, tu sais ? Oui, tu le sais. Mais personne n'est dans ta tête à part toi pour voir à quoi tu penses. Et encore heureux.

Tu arrives devant un paysage qui te plaît bien. Qui te plaît beaucoup, même. Malgré tes airs de grosse brute et de sale pervers, tu adores la nature et les paysages de ce genre. Tu es au bord d'une falaise et devant toi, une cascade immense. Tu regardes vers le bas et tu recules d'un pas. C'est bien trop profond pour rester aussi près. Tu vois, juste à côté des chutes, un petit sentier qui démarre de l'autre côté de la plateforme où tu te trouves et qui te demanderait un petit quart d'heure de marche pour rejoindre son départ. Celui-ci semble se terminer derrière la cascade et t'intrigue. Il y a également quelques lianes qui pendent au-dessus du vide, et là, une idée, quasi-suicidaire, te vient en tête. Tu as envie de faire comme dans les films et de te jeter sur une de ces lianes. Et le temps que j'écrive cette phrase tu as déjà sauté avec ton sac sur le dos. Tu t'es élancé avec tant de motivation que finalement, tu arrives avec peine à t'accrocher à une longue liane qui te propulse derrière la cascade, contre un mur auquel tu t'agrippes. Tu as l'air un peu idiot comme ça, tout mouillé, les cheveux en bataille. Tu as déjà fait de l'escalade et tant mieux pour toi car sinon, tu te retrouves à l'eau. Sûr de toi, tu grimpes et au bout d'un long moment et de multiples hésitations, tu atteins enfin la destination que tu voulais. Tu restes bouche bée. Tu ne t'attendais pas à découvrir une grotte derrière cette cascade. Mais pour l'instant, tu as besoin de reposer un peu alors tu t'assieds et tu reprends ta respiration, secouant sa chevelure humide.
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Gaïa Euphemia

MessageSujet: Re: Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia   Lun 11 Nov - 17:45


I CHOOSE A MORTAL LIfE
It is mine to give to whom I will. Like my heart.

La brise se lève, couchant les hautes herbes sous sa caresse brusque et glacée, pliant les quelques frêles roseaux épars au milieu de la végétation abondante. D'une main légèrement tremblante, tu replaces une mèche de cheveux rebelle derrière ton oreille, le froid te mordant la peau sans pitié, te la rougissant juste sous les yeux et le bout du nez. Tu renifles presque dédaigneusement comme pour te prouver à toi seule que la température fraiche ne t'atteint pas plus que ça. C'est vrai, même loin de ton petit confort et de la chaleur de ta cheminé, tu peux très bien subsister sans problème. Enfin, c'est ce que tu essayes de te prouver plus à toi qu'à n'importe qui d'autre. Triste vérité, tu sais même pas si tu vas tenir longtemps. Mais le pire dans tout ça, c'est que tu as l'impression d'être suivi tout le temps et de voir des choses que les autres ne voient pas. Des personnes. Souvent au teint très pâle, presque translucide, un sourire à l'envers déformant leur visage si neurasthénique. Des images immémoriales, des entités, des ectoplasmes... Des morts. Des gens morts. Tu frissonnes rien quand y repensant. Tu aimes bien pourtant, toutes ces histoires de fantômes et d'esprits, mais maintenant que tu peux être en lien direct avec eux, ça te semble bien moins chaleureux.
Tu clignes plusieurs fois rapidement des paupières, tes yeux aux iris écarlates étant soulignés par de larges cernes dû à la fatigue. Tu ne dors plus. Ou plutôt, tu ne peux plus dormir. Depuis que tu es sur cette île, tu ne peux pas échapper à leur sourire de joker, leur nez rouge, leur calvitie proéminente ainsi que leur face repeinte par une tonne de maquillage. Et leur air démoniaque accompagné par ce rire. Ce rire. Un son horrible qui te traverse l'échine vicieusement sans t'arracher quelques sueurs froides et spasmes de peur. Bon dieu, pourquoi fallait-il que tu nourrisses cette phobie envers les clowns ? Tu as tout gagné maintenant, cet endroit maudit te le fait payer à sa façon.

Et c'est si luciférien, putain.

Tu décolles ton dos du tronc contre lequel tu t'es appuyée jusque là, la marque de l'écorce imprimée sur la peau de ton dos un peu découverte entre tes deux omoplates. Lentement, tu lèves ton menton pour regarder le firmament. L'astre de midi rayonne en son centre, chassant la brise de ses rayons dardant pour venir te réchauffer un peu. Enfin quelque chose minime de bien. Tu fais quelques pas, un peu rêveuse -comme toujours-, te demandant jusqu'où tu pourrais aller sans que le danger ne soit au rendez-vous. Mais prise d'un soudain élan d'adrénaline qui t'envahit avec tout autant de frénésie que les saignements d'un hémophile, tu ne t'imposes pas de limites et tu fonces droit devant toi. L'aléa sera avec toi, et on verra bien ce que ça donnera. Puisque tu ne peux sortir de cet utopie, comme si des murs invisibles te retenaient prisonnière, autant découvrir les lieux. Tu n'as que ça à faire de toute façon.

Ça fait déjà de longues minutes que tu marches ainsi, rapidement, sans demander ton reste tout en épiant attentivement le paysage. Mais un bruit t'arrête. Un bruit fort, tonitruant mais qui ressemble à un vague écho. Tu tends l'oreille et te remet en marche, cherchant vainement du regard la source de cet mélodie forte mais agréable, te rappelant nettement celle d'une chute d'eau. Si ça s'en est une, il faut que tu la voies à tout prix ! Tu ouvres précipitamment ton sac pour vérifier rapidement si tu as toujours ton carnet sur toi, et le referme une fois rassurée. Tu écartes quelques feuillages et passe à travers quelques buissons d'aubépines qui te griffe les bras, te faisant grimacer sur le coup avant de te faire érafler légèrement la joue. Tu pestes mais arrive finalement devant une sorte de grande falaise. Et devant toi... Une magnifique cascade d'eau limpide, immense et majestueuse. Tu aimerais tendre la main pour la toucher, mais elle est bien trop loin pour cela. Un soupire s'échappe du seuil de tes lèvres avant que tu n'aperçois quelque chose qui pourrait bien t'aider à combler ce désir : un petit sentier escarpé et rocailleux mais qui semble mener droit derrière la chute d'eau. Si ce chemin est là, ce n'est pas pour rien, il doit bien y avoir un truc. Et trop curieuse pour faire marche arrière, tu t'engages dessus en veillant à bien longer la façade, ton sac à dos fermement collé contre toi. Et au bout de quelques minutes tu sembles voir une sorte de troue béant dans la roche. Une grotte ? Bizarre mais ça te rappelle les vieux films d'explorateur que tu regardais parfois à la télé. Ça te fascinait, la découverte, tu t'en souviens. Et c'est toujours d'actualité à en croire les battements effrénés de ton palpitant. L'impatience te gagne tant que tu manques de tomber après avoir fait un mauvais pas maladroit. Idiote ! Tu glisses lamentablement et crie sous le coup de la surprise et de la rudesse de la chute, te retrouvant dans une situation plutôt délicate : Tes deux bras s'accrochant vainement au sol, et tes jambes dans le vide s'agitant pitoyablement dans un effort inutile. Et tu bénis le ciel que la falaise soit assez irrégulière pour pouvoir caser tes pieds dans quelques fissures et petites plateformes. Heureusement pour toi, ton sac repose toujours sur le sentier. Oui, tu as toujours eu un sens des priorités assez étranges faut croire. Tu souffles un bon coup en t'insultant de tous les noms d'oiseaux qui te passent par la tête en prenant ton courage à deux mains pour essayer de remonter malgré que tes chaussures glissent terriblement contre la parois humide.

Quelle conne tu fais, bon dieu. Tu arrives toujours à te mettre dans une putain de galère où que tu ailles. C'est fou. Toujours présente à risquer ta vie pour des futilités. Maudits adrénaline et goût du risque. Et tu te surprends à les haïr de tout ton être sur le coup.

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Hayden A. Wylde

MessageSujet: Re: Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia   Sam 16 Nov - 19:43

eeeeh. j'étais bien tranquille et faut qu'une cruche m'appelle au secours. personne n'est censé savoir que je suis superman, abusé quoi.

Tu renifles un coup, espérant ne pas avoir attrapé un rhume. Tu détestes contracter une maladie. Non mais sérieux, un mec qui renifle toutes les trois secondes, ce n'est absolument pas attirant. Tu perdrais toute ta classe. Tu t'empares de ton sac, que tu avais posé à côté de toi et tu l'ouvres furtivement. Putain. Tu exprimes ta contrariété en lâchant quelques injures d'entre tes douces lèvres. Tu remarques que toutes tes affaires sont plus ou moins imbibées d'eau. Tu sors tout de même ta couverture pour tenter de te sécher un peu les cheveux, frottant tes longues mèches contre le doux tissu. Tu te demandes si en réalité, la couverture ne serait pas plus humide que ta tignasse ébène. Tu ne t'attardes pas là-dessus et décides de passer à autre chose. Tu ranges donc tes affaires et, prenant appui sur un mur, te relèves. Tu prends la résolution de faire quelques pas, histoire de voir si tu te trouves réellement en hauteur. Prudent, tu avances sur les talons, de peur que la plate-forme s'affaisse sous ton poids. A chaque bruit suspect, tu te figes. Tu prends une grande inspiration, remplissant tes poumons d'air et te décides à rejoindre le bord de la falaise sur laquelle tu te trouves. Il t'est impossible de voir quoi que ce soit face à toi : l'épaisse cascade te brouilles la vue, tu reconnais légèrement l'endroit où tu étais tout à l'heure même si l'image de celui-ci se déforme sous le voile blanchâtre. Tu ne peux donc guider ton regard que vers le fond, apercevant un lac profond, clairsemé de quelques rochers en son bord. Serrant les poings, tu constates qu'il est plutôt dangereux de batifoler à cet endroit. Tu recules donc, pour éviter tout fâcheux accident.

Tu poses tes mains contre la paroi rocailleuse, laissant glisser tes doigts contre les pierres, te laissant porter par le relief de celles-ci. Tout ici paraît si réel. Pour t'en convaincre davantage, tu prends encore le risque de t'approcher un peu trop près du vide et tends ton bras, tremblotant. Tu t'étires de tout ton long pour que ton index parvienne à atteindre la chute d'eau. Tu sens le liquide glacé couler contre ton doigt, la pression que celle-ci exerce sur toi. Tu te retires, sans hâte. Il fait bon ici. Tu es à l'ombre, la douce brise s'engouffre dans ta crinière, te faisant doucement frissonner. Tu affectionnes tout particulièrement cette sensation. Tu l'aimais déjà, avant tout ça. Tu te hissais sur le toit de ta demeure après t'être disputé avec ta tante et tu t'agenouillais, scrutant le ciel et te perdant dans cet océan de légèreté. Tu te rappelles de cette solitude qui parfois te rongeait de l'intérieur. Tu es encore plus isolé ici et tu t'en rends bien compte. Tu grinces des dents, quelques fois. Néanmoins, tu aurais donné n'importe quoi pour avoir la chance de voir de tels panoramas. Voilà qui est fait, n'est-ce pas ? D'ailleurs, tu ne sais pas ce que te réserves cette grotte mais tu as le temps d'y aller. Si tout cela est irréel, tu espères juste te réveiller après ton exploration. Ce serait dommage d'avoir bravé tant de risque pour rien. Tu esquisses un sourire. Tu viens finalement de réaliser que tu as plané au-dessus d'un gouffre en t'empoignant à une liane. Que tu aurais pu éventuellement périr. Que tu as fait un truc que même dans tes rêves, tu n'aurais surement pas risqué. C'est stupide mais tu es ravi. Ça te réconforte un peu, car au fond, tu te sens seul et perdu. Tu ne sais pas ce qui se passera demain. S'il y aura un lendemain. Tu es déboussolé. Tu n'as plus aucun repère. Alors tu tentes d'oublier passé comme futur, de vivre au présent. De faire comme si tu n'avais jamais vécu avant d'être à Ériel.  Cette île, c'est pour toi une seconde chance. Pouvoir tout recommencer à zéro. Tu soupires car, pour l'instant, tu ne vois pas de grande différence avec ton ancienne vie. Tu as toujours un mauvais caractère, tu es toujours seul. Sauf que maintenant, tu crèves la dalle, t'es en train d'attraper un rhume et t'es fatigué. Très bon départ, hein.

Pendant que tu te délasses, assis en tailleur dans un carré d'herbe, tu entends subitement un bruit, une sorte de cri humain, plutôt aigu et non loin de toi. Tu hésites un moment avant de poser ta main sur le sol, te soutenant sur celle-ci pour te hisser sur tes jambes, quittant ta position assise. Il n'y a qu'un unique chemin pour accéder à cette étendue -hormis ton parcours improvisé- et il ne t'inspire pas vraiment confiance. C'est plutôt amusant de la part d'un mec qui s'est jeté dans le vide. Bref. Tu t'engages sur le sentier, plutôt étroit. Parfois, quelques petites pierres se détachent et sombrent dans le gouffre. Très rassurant. Tu gardes tes mains contre la paroi rocheuse, incertain. Tu progresses plutôt lentement. Tu te demandes bien pourquoi tu as pris ce chemin. La curiosité, certainement. Tu aperçois enfin une main, puis une tête. Tu supposes assez facilement qu'il s'agit d'une jeune fille tentant de remonter sur la terre ferme. Tu t'approches, silencieux. Tu t'arrêtes face à elle, t'agenouillant en attrapant ses avant-bras avec force, sans rien lui demander. Tu tires sur elle, espérant que ses appuis soient bons, te relevant peu à peu en la hissant avec toi.


« Putain, t'es lourde. »

Ce sont les seules paroles que tu lui prononces. Tu as beau être plutôt musclé, tu as du mal à la remonter. Tes talons s'enfoncent dans la terre tant tu tiens à ne pas passer de l'autre côté. Dans un ultime effort, tu la tires contre toi, te retrouvant plaqué au mur avec la jeune fille entre tes bras. Tu pousses un soupir de soulagement. Bien entendu, tu ne lui poses aucune question sur son état. Qu'est-ce que tu en as à foutre ? Et puis, tu viens de risquer ta vie pour cette inconnue, alors, les bonnes manières, elle peut bien se les mettre dans le cul, hein. T'es pas du genre à t'inquiéter pour des gens que tu connais pas. Pourtant, tu te dis que tu aurais du être plus courtois avec elle. Il est possible que l'adjectif lourde soit offensant, pour une meuf.
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Gaïa Euphemia

MessageSujet: Re: Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia   Mar 10 Déc - 18:32


MY THANKFUL
Brave and strenght.

Tu as vaguement l'impression que les secondes qui s'écoulent dangereusement se transforment en minutes, voir en heures. C'est angoissant, hein, cette situation délicate ? Les jambes proches du vide comme ça, et les doigts ancrés dans la terre meuble pour seule accroche. Tu déglutis difficilement, une goutte de sueur froide coulant sur ta tempe lentement. Tu n'oses même pas crier, te contentant de te tenir là, tremblotant comme une feuille. Tu disais que tu aimais avoir ta dose d'adrénaline quotidienne, mais là tu as ta ration pour les six prochains mois. Est-ce qu'au moins tu auras le droit à une mort pas trop douloureuse ? Tu te poses fugacement la question en imaginant le vide sous tes pieds, et puis l'endroit où vient se fracasser l'eau dans un bruit d'orage tonitruant. Tu visionnes vaguement ta tête s'éclater contre les rochers et ton sang teinter l'eau limpide. Quel charmant tableau... Tu gémis légèrement en essayant de tendre ton bras au plus loin et tâter le sol à la recherche d'une racine ou quelque chose pour t'aider à remonter vainement. Tu pestes en ne sentant absolument rien d'autres que des petites cailloux qui viennent s'incruster dans ta peau et sous tes ongles de manière assez désagréable, te maudissant davantage pour ne pas pouvoir t'en débarrasser. Et personne ne viendra à ton aide dans cette partie de l'île. Sérieusement, qui s'aventurerait sur un chemin aussi escarpé dans le simple but d'approcher une cascade. Ce n'est que de l'eau après tout, pas de quoi mettre sa vie en jeu pour quelque chose d'aussi puéril, hein ? Bah non, pas pour toi. Tu t'aies dit que ça valait le coup, que de toute façon, même en dehors de ta petite vie de luxe, rien ne pourrait t'arriver. Mais, Gaïa, tu ferais mieux d'oublier la surprotection de tes parents pour combler leur absence régulière ainsi que les murs impénétrables de ta maison. Tu es dehors maintenant, quelque chose de nouveau pour toi. Quelque chose inconnu et complètement fou. C'est merveilleux, hein, de respirer l'air frais, de sentir la brise jouer avec tes cheveux et le froid mordre ta peau pâle ? C'est merveilleux aussi, de fermer les yeux sous les caresses des rayons de soleil sur son visage, de pouvoir courir à perdre haleine et tomber. Avoir mal. C'est bon et douloureux à la fois. Mais chaque chute, chaque découverte, chaque goutte de pluie est étrangement extraordinaire et hors du commun pour toi. Chaque chose est unique, sensationnel. C'est donc ça, l'illusion de la liberté ? C'est savoureux. Délicieux même, tu ne t'en lasses déjà plus. Le fait d'avoir été trop longtemps avertie, trop longtemps cloîtrée dans l'enceinte de ses murs de marbre te donne un goût différent de l'extérieur que n'importe qui d'autre. Pour les gens habitués à sortir, rien n'est plus banal que de traverser la rue, chercher son pain, aller au bord d'un cours d'eau et cetera. Alors que pour toi c'est si rare, si stupéfiant. De la drogue à l'état pur, naturelle, qui te fait perdre la tête. Et maintenant...

Tu es là. Juste au dessus du vide.

Ah oui, t'avais failli oublier, tiens.

Sauf que voilà, tu n'as pas très envie qu'on te découvre là, dans cette position assez grossière et embarrassante. Tu n'as pas l'habitude qu'on froisse ton image, tu n'as pas l'habitude de l'humiliation. C'est pourquoi, même petite, la honte est beaucoup plus forte chez toi, bien qu'avec ton visage assez fermé, ça ne se voit pas vraiment. Tu lèves ton pied pour tenter de le poser sur la façade et te pousser vers le haut. Mais humide à cause des éclaboussures de l'eau, tu ne fais que glisser pour te retrouver au point initial. Putain, à croire que t'es destinée à pourrir ici. Tu baisses la tête en fermant les yeux, à bout de force et découragée. C'est à ce moment que tu sens quelque chose de puissant se refermer sur chacun de tes bras, comme des mâchoires dépourvues de crocs. Tu relèves vivement la tête, surprise, découvrant un jeune homme juste au dessus de toi en train de tenter de te tirer. Une multitude de louanges et de remerciements inonde ton esprit. On vient te sauver, toi, alors que tu pensais être seule. Tu pousses un profond soupir de soulagement et le courage revient en toi aussi vite qu'il est parti.

« Putain, t'es lourde. »

Tu écarquilles légèrement les yeux à cette annonce, te reprenant aussitôt, faute d'avoir jouer le poids mort jusque là. Tu bandes tes muscles fins, posant tes pieds sur la parois de nouveau en te poussant vers le haut le plus fort possible. Bien qu'en analysant sa phrase brièvement, tu te rends compte de l'insulte assez rabaissante. C'est bien la première fois qu'on te dit ça, avec ton corps d'enfant maigrichon. Une beauté aussi frêle et sec qu'un roseau il faut dire. Mais tu retiens de peu une réplique cinglante, consciente que c'est désormais lui qui a ta vie entre ses mains. Il pourrait très bien te jeter dans le vide si l'envie lui en prenait, mieux vaut s'abstenir dans ce cas.
Et puis tout d'un coup, tu te retrouves contre quelque chose de dur et chaud. Quelque chose d'assez accueillant. Tu te rends compte que tu es dans ses bras, enfin en sécurité. Un miracle pour toi. Tu t'accroches d'abord vainement à lui et ses vêtements, haletante. Tu attends un instant, le temps de t'en remettre un peu avant de le lâcher lentement, fermant les yeux le temps de longues secondes pour les rouvrir ensuite, levant la tête vers lui. Tu rumines un peu avant de sortir un bref mais sincère :

« Merci. »

C'est tout ce que tu dis, encore trop secouée par la frayeur que tu t'es faite pour répondre ou même murmurer autre chose. Pour le moment, tu te contentes de te remettre doucement de ces intenses émotions. Tu t'es jamais autant sentie en vie auparavant, et tu savoures cette sensation de réconfort doucement.

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Hayden A. Wylde

MessageSujet: Re: Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia   Sam 28 Déc - 20:40

J'aime pas les gamines.

Tu sens que quelqu'un tire doucement sur ton haut. Ah oui, c'est vrai. Tu viens de sauver la vie d'une illustre inconnue, tel le preux chevalier au regard ténébreux et à la force surhumaine que tu es. Notes comme je rends ton acte beaucoup plus héroïque qu'il n'y paraît. Bon, c'est vrai qu'on ne sauve pas tous les jours quelqu'un sur le point de tomber dans un gouffre. Surtout toi. Ce n'est pas que tu t'en fiches des autres mais tu veux leur faire payer toutes ses années d'ignorance à ton égard ! Quoi de plus normal que de vouloir écraser tes semblables et savourer une telle vengeance. Bref. Ce n'est pas non plus sujet à s'attribuer des mérites. Il s'avère même que c'est mal vu. Mais personne ne peut t'en vouloir, tu viens de sauver une âme innocente ! Enfin, innocente, tu n'en sais rien. Si ça se trouve, il s'agit d'une vieille sorcière adepte des potions de rajeunissement, ou encore, une créature contrôlant la métamorphose ! Ou simplement une piètre voleuse. Ou une prostituée. (On sait jamais.)
Il y a plein de gens bizarres sur cette île. Tu as surtout vu des automates. Bon, tu les nommes ainsi car tu ne sais pas ce que sait. En même temps, tu ne sais rien de cette île. On peut même pas appeler ça une île. Bon, géographiquement, ça y ressemble mais il se passe des choses anormales ici ! Cette fille est probablement un monstre. Tu songes tout de même à la possibilité qu'elle ne soit qu'une simple humaine.
Tu ne comptes pas rester éternellement avec elle, donc son identité t'importe peu au final. Tu gardes seulement un œil sur ton sac. Tu n'as déjà pas grand-chose avec toi alors qu'elle ne s'avise pas de vouloir te piller, sinon tu la balanceras dans le gouffre. Tu n'as pas vraiment de pitié pour ceux que tu ne connais pas. On meurt tous un jour.


« Merci. »



C'est qu'elle n'est pas très reconnaissante alors tu viens de l'empêcher de s'empaler sur des rochers, quand même ! En plus, le spectacle aurait été surement distrayant. Ingrate. Bon, déjà, il semblerait que ta petite remarque soit plutôt bien passée, tant mieux. Tu t'attendais à entendre une voix criarde débattre sur le fait que tu ne connais rien aux filles, que son régime est pourtant efficace et que tu devrais fermer ta gueule et la laisser tranquille. Tu la considères un instant du regard, te rendant compte qu'elle était encore un peu sous le choc. Tu passes ta main, imposante mais quelque peu tremblante dans ses cheveux, tentant de chasser un épi rebelle. Tes doigts s'empêtrent dans quelques nœuds et tu tentes de les défaire avec délicatesse, sans lui faire mal. Tu n'es pas une mauvaise personne, Hayden. Tu essaies juste de le faire croire aux autres pour qu'ils ne t'emmerdent pas. Mais tu sais être généreux et amical, du moins, parfois. Tu restes indifférent, ne laissant transparaître aucun sourire. Tu extrais ta paluche de sa chevelure avant de repousser la demoiselle qui était encore contre toi. Tu ne veux pas t'éterniser ici. Après tout, tu étais bien tranquille près de la grotte. Et puis, tu ne l'as pas encore exploré. Tu n'as pas franchement envie de devoir supporter une fille qui sera surement pénible et dépourvue de toute envie de partir à l'aventure. Les femmes, tu les vois bien comme ça. Chiantes, strictes, coincées et qui se plaignent tout le temps.


« Ce n'est pas contre toi mais les nanas, ça se plaint tout le temps, alors, pour éviter que tu me fasses chier, je vais te laisser. Bye. »


Tu longes le mur pour te séparer d'elle avant de lui faire dos, levant ta main pour lui adresser un bref signe d'adieu. Durant les quelques mètres que tu parcoures avant de t'arrêter, tu te mets à réfléchir sur ce que tu viens de dire. Il faudrait que tu envisages sérieusement de tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. C'est toujours comme ça. Mais si tu t'arrêtes, c'est pour entendre sa réaction et surtout, voir s'il y en a une. Tu esquisses enfin un sourire, plutôt malsain, certes. Tu n'attends rien d'elle mais pourtant, tu restes quelques secondes, prêts à partir pour de bon.
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Gaïa Euphemia

MessageSujet: Re: Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia   Dim 5 Jan - 3:48


SHUT YOUR TRAP
j'aime pas les gens comme toi.

Les secondes passent comme des heures à tes yeux, n'en revenant toujours pas qu'un inconnu viendrait te sauver. En pleine forêt qui plus est. Tu dois être certainement la personne la plus chanceuse du monde. Enfin, pour cet instant seulement. Tu rouvres les yeux lentement, t'attendant même à te retrouver dans ton lit, encore prisonnière des murs épais de ta prison. Prison que les autres qualifient de maison à ton égard. Mais non, ce n'est pas un rêve, ni un cauchemar. Pas même une éphémère illusion. Rien de tout ça. Tes pupilles encore rétractées par la peur fixe le pull du jeune homme dont tu ne connais même pas le visage, ne lui ayant pas jeté ne serait-ce qu'un petit coup d'œil. Ce n'est pas vraiment ta première préoccupation à vrai dire, mais tu sens quand même peser quelque chose sur toi. Ses mirettes à lui. Tu les sens braquées sur toi et tu te demandes fugacement pour quoi tu passes maintenant à ses yeux, belle idiote. Oh et puis... Tu ne le connais pas, tu n'as plus de réputation à tenir ici, plus de famille, alors qu'est-ce que ça peut bien te faire au fond ? Rien. Strictement rien. Juste un vaste néant. Tu pourrais même reprendre un tout nouveau départ ici... Mais là n'est pas l'idée, ton esprit divague trop. Sûrement à cause du choc bien que tu t'en sois remise. En majeure partie du moins. Mais le simple merci que tu lui as balancé d'une petite voix te laisse un vide. Il vient de te sauver la vie après tout, et c'est tout ce que tu peux faire ou dire pour lui ? Mais tu ne peux t'empêcher de te terrer dans le silence. Cette méfiance que tu nourris envers n'importe qui te couds la bouche malgré toi.

Tranquillement, tu sens quelque chose se poser sur ta tête. Quelque chose de rassurant. Doucement, de sa main, il te caresse brièvement les cheveux, les recoiffe un peu aussi et tu remarques ses légers tremblements à travers ses petites intentions. T'aimerais savoir pourquoi d'ailleurs alors que tu te décides enfin à lever des yeux encore un peu troublés vers son faciès. Tu le détailles rapidement, ne pouvant qu'avouer que même dans la vraie vie, les héros s'avèrent plutôt plaisant. Du moins physiquement. Manquerait plus qu'il soit vaniteux, narcissique et tout le reste. Quoique... Il a une bonne tête du mec qui doit en abuser un peu, de ce charme. Surtout avec ses yeux plutôt... Bluffants. Lentement, tu sors de ta rêverie en sentant qu'il te repousse. Ah oui, c'est vrai... Encore un peu et tu allais t'enraciner contre lui. Ton dos émet un sinistre craquement d'os qui te fait un peu grimacer tandis que tu étires distraitement le reste de tes articulations. T'as besoin de ça, de sentir la douleur, de te sentir vivante, l'engourdissement qui quitte ton corps transi de froid tout comme les frissons qui te traversent l'échine. Tu t'éloignes un peu pour ramasser ton sac qui a bien eu de la chance de rester là. Tu n'aurais pas tolérer qu'il subisse la chute et que tu perdes tout ce que tu as dedans. Tu en tressailles même d'horreur, te mettant sur tes jambes flageolantes en veillant à prendre appuie sur la paroi pour te soutenir un peu. Puis une voix se déclare. Une voix froide, sèche. Une voix qui casse.

« Ce n'est pas contre toi mais les nanas, ça se plaint tout le temps, alors, pour éviter que tu me fasses chier, je vais te laisser. Bye. »

Tu fronces les sourcils devant cette façon désinvolte qu'il prend pour s'adresser à toi et sa remarque te pique comme le ferai un insecte. Un truc désagréable et qui agace, pour faire gros. Non mais oui, parce que cette remarque t'agace fortement. Ce n'est pas contre toi ? Alors pourquoi cette généralité sur la gente féminine ? Putain de macho sexiste oui ! Oh, calme toi ma grande. Tu commences à devenir vulgaire depuis que tu es ici. Tu prends une grande inspiration tandis que tu regardes son bref signe de la main que tu ne vois pas comme un adieu mais un gentil « Au plaisir de mon égo sur-dimensionné de t'avoir sauvé. Va maintenant te faire voir, cordialement. »
Mais son arrêt t'étonne plus qu'autre chose. Qu'attend-il ? Oh... Tu vois très bien. Il veut se flatter davantage en savourant une réaction futile comme le font les « nanas » qui s'emportent. Tu pèses le pour et le contre, bien que tu joues avec ton sang froid et ton grand contrôle de toi même pour prendre un air assuré. Tu renifles même dédaigneusement avant de répondre d'une voix plutôt froide et directe, emprunt d'une point d'arrogance :

« Qu'attends-tu ? Que je t'envoie au diable pour me médire indirectement, en piaillant comme la triste majorité de ce que tu nommes « nanas » ? Si tu te contentes de ce petit plaisir, tu es bien aussi fade que les autres. Je n'ai aucune raison de faire chier et d'emmerder celui qui m'a sauvé. »


Ton brusque changement de vocabulaire en est presque ironique et amusant. Tu lui jettes un regard de haut en bas, un peu tant soit-il provocateur. Juste un peu. Tes bras croisés sous ta poitrine, les cheveux un peu en bataille, tu le fixes sans broncher bien qu'il te tourne le dos. Pour qui il se prend, c'mec ?  

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Trop de souague dans cette cascade • Gaïa Euphemia

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