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 ••• Long time no see; feat. Charlie Garcìa Vazquez ☆

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Echo García Vazquez

MessageSujet: ••• Long time no see; feat. Charlie Garcìa Vazquez ☆   Lun 11 Nov - 4:10


long time no see ☆


Feat. Echo & Charlie Garcìa Vazquez ;
557 mots.

Bon Dieu, qu’est-ce que tu faisais ici, ma petite Echo ? Emmitouflée dans ta veste, soufflant sur tes doigts glacés, tu te serais crue en plein hiver, et, pourtant, ce n’était que la température de la pièce qui te faisait cet effet. Le grincement désagréable de tes pieds contre le parquet t’arrachait un frisson de peur. T’es une froussarde, Echo, le genre de personne, le genre de fille plutôt devrais-je dire, qui s’accroche à une peluche la nuit, qui crie quand quelque chose la surprend un peu trop fort, autrement dit tu es aussi réactive qu’un cardiaque à Halloween. Ton regard bleuté cherchait désespérément un peu plus de lumière dans l’angoissante pénombre qui sévissait. Tes poils étaient hérissés sur ta peau et tu en aurais presque tremblé. Pour essayer de te motiver à retrouver la sortie du bâtiment, tu posas ton casque sur tes oreilles, mettant la musique à fond, continuant d’avancer à reculons. Honnêtement ? Tu voulais te planquer et attendre que l’on vienne te chercher. Quelque part, tu avais une impression de déjà-vu ; Une toi plus jeune & un lui plus aimant qui te trouvait à chaque fois que tu te cachais pour échapper à cette mégère qui vous servait de mère, pour te réconforter, te cajoler. Tu secoues la tête, effaçant ces douces images de ton esprit. Il est parti, le Charlie, parti, il ne reviendra pas, et encore moins ici. Inconsciemment, tu laisses deux trois notes s’échapper de tes lèvres tandis que tu essayes de penser à autre chose. Jusqu’à ce que quelque chose ne te touche. Tu t’arrêtes, sec, net, baissant ton casque en tremblotant, tu te retournes et tu te retrouves nez-à-nez face à… Face à une chaise. Original. Tu pousses un soupire, te disant que ce n’est que ton imagination, mais le meuble te prouve le contraire en commençant à te frapper. Aussitôt, tu prends tes jambes à ton coup, les larmes aux yeux, te maudissant intérieurement d’être entrée dans cette demeure hantée.

▬ HIIIIIIII OH MY GOD MON DIEU MAIS NON D'UN LAMA JE ME FAIS POURSUIVRE PAR UNE CHAISE UNE PUTAIN DE CHAISE DE MERDE CINQ OU SIX BOUTS DE BOIS EMPILES MAIS WHAT THE FUCK HELP ME AU SECOURS RAGAZZA INNOCENTE IN PERICOLO.

Tes pieds foulent le sol maladroitement tandis que ta respiration se saccade rapidement, tes jambes montant et descendant les escaliers qui viennent, passant les portes qui se mettent en travers de ton chemin non pas sans t’en prendre une ou deux au passage. Tu ne sais même plus où tu vas mais tu t’en fous, plus ça va, plus le mobilier en a après toi si bien qu’après la chaise débarquent les bougies, le service à thé, une table et même des casseroles. Non, sérieusement, qui a fumé ici ? Au bout d’un moment, tes pieds s’emmêlent et tu dévales les escaliers, t’égratignant un peu partout mais atterrissant sur quelque chose de molletonné. Sauf que ce truc molletonné, c’est… ;

▬ C-C-CHAUVE-SOURIS DE MIERDA CHE CAZZO ?!

Tu te relèves, avant de te laisser tombée dans un coin sombre, humide te roulant en boule, finissant par éclater en sanglots, les nerfs à bout, tu pètes un boulon, c'en est trop pour toi, tout ça. Tu essayes d'être discrète, comme quand tu pleurais petite, dans le tas de peluches au fond de ta chambre. ☆




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Dernière édition par Echo García Vazquez le Lun 11 Nov - 16:27, édité 1 fois
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Charlie García Vazquez

MessageSujet: Re: ••• Long time no see; feat. Charlie Garcìa Vazquez ☆   Lun 11 Nov - 16:21

Écho García Vazquez
1097 mots
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Proses en #78DCC4

Rires. Conversations. Gloutonneries. Disputes. Ramdam. Un brouhaha de barouf, une bouffonnerie de plus. Les endroits publiques, ça t'horripilait. Y'avait toujours un flux de sentiments trop importants, une superficialité trop dépendante de la réaction des gens. Tout le monde était gentil avec tout le monde ; ils préféraient se poignarder dans le dos plutôt que de se faire doucher devant tous. Pour toi, ici, il était bien plus simple de se montrer désagréable en présence d'autrui plutôt que de t'écraser devant la piètre pression qu'exerçaient leurs sentiments sur toi. Tu détestais obéir à leur engouement ou te concentrer sur une idée aussi abstraite que celle-ci. Fais chier. Alors, tu fuyais ces endroits prisés, bondés, inutiles, où il y avait toujours une foule qui sortait de on ne sait où. Tu allais à sa rencontre, à chaque fois que t'en avais un peu plus marre de ces gémissements, de ces pleurs refoulés en permanence. Ce don de merde te faisait chier. Heureusement qu'elle était là, cette douce solitude. Cette froide amie, tu l'avais trouvé sur les contrés éloignées du capharnaüm des villes. Elle t'attendait, toujours, te tendant les bras ; et toi, désespérément, tu allais la rejoindre. Chaque jour, même endroit, même heure ; elle te dressait ce monde qui s'offrait désormais à toi, toute cette terre florissante à découvrir. Et t'étais tout ouïe face aux histoires oniriques qu'elle te contait -étrangement, elle arrivait à panser ta peine en t'englobant de son silence, tandis que tu optais pour la fuite. Alors, à chaque fois, ses proses déclinaient en une voix moqueuse, te rappelant les conneries que tu avais faites et les maux engendrés par celles-ci. Son exorde se transformait en raillerie ; son discours te piquait, pimpant, mais ne daignant pas répondre à tes questions muettes, elle t'irritait aussi. Elle te rendait fou. Solitude, cette traîtresse, elle était venue jouer avec tes nerfs alors que tu lui quémandais du réconfort. Raclure. Ordure. À cause d'elle, à cause de ces sentiments paradoxaux, une ombre emportait les derniers brides de ton passé. Putain de merde. Ton sac. Qui pourrait donc dérober ça ? Ça te paraissait irréel. Les gens pourrissaient donc trop dans ce monde, s'abaissant même à chercher la moindre mie de pain dès qu'ils apercevaient un putain de sac ? 

Putain. Tu te levais, le regard furibond, rageur. En fait, tu t'en foutais bien de ce qu'il y avait à l'intérieur -plus rien n'avait pas valeur, mais il t'était impossible de renoncer à cette vieille breloque, souvenir de ce jour que tu partageais avec elle. Écho. C'était à elle, c'était de elle. Alors, si tu n'avais plus cette boîte à musique, si tu ne pourchassais pas ce fourbe, cela voudrait donc dire que tu abandonnais tout espoir de la revoir un jour ? Ta gueule. Hors de question que tu abdiques : t'allais retrouver ce con. 


Et ça t'irritait, et ça t'énervait. Putain... Même les bêtes ne t'appréciaient pas ? Quoi ? Ton odeur les déplaisait-il ? Cette réflexion absurde te prit en traître et tu dû lutter pour ne pas sourire. On t'a souvent dit que t'étais con, Charlie. Mais là, fallait croire que tu commençais à devenir fou pour rire de ton propre malheur. Bah... Fallait un début à tout, hein ? Évidement que t'allais pas le nier mais ça commençait à puer. Devant toi s'étendait une vue imprenable, que nul ne voudrait conquérir tant la chrome rendait les lieux lépreux. Comment pouvait-on passait d'un soleil rayonnant à une pénombre inquiétante ? On s'en fout, en fait. C'était juste une question parmi toutes les autres qui n'intéressaient que toi. Une maison hantée, hein ? Tu n'avais pas peur des choses posséder, le noir ne t'a jamais rebuté -mais autant crever, faut le faire en beauté. Et puis, ce qui était étrange, ici, ce n'était pas les potentiels fantômes qui gambadaient en deçà de leur territoire, mais plutôt tes yeux. Ils luisent, et ça, ce n'était pas naturel. Si au début ça faisait flipper quelques uns, il était pour toi plus un bonus qu'une contrainte. Décidément, Charlie, t'avais le chic pour subtiliser l'effroyable d'un inconvénient afin d'en faire une beauté. Mais trêve de bavardages, t'entends des pas résonnaient dans ces innombrables couloirs qui te soufflaient des mensonges, t'indiquant des directions que tu devinais fausses. Tu souris. Ce voleur allait souffrir. Une voix de fillettes résonne dans ta tête. Ça crie, ça jacasse, et ça t'agace. Tu ne te demandes même plus qui détenait ces plaintes, te contentant d'avaler des médocs pour atténuer ces désopilantes migraines. 

Après tout, qui s'en souciait, de tous leurs soucis ? 
T'étais pas Dieu, qu'ils continuent de parler aux murs. 

 
Tu continues de marcher, le regard impénétrable, ne semblant même pas inquiet de ces lampes qui s'éteignaient ou de ce tapis qui se déroulait sous tes pieds. S'accommoder de ce monde irréel, t'avais eu quatre mois pour le faire -il était donc improbable que tu paniques pour des choses aussi futiles. Devant toi, l'animal essaye de s'échapper : GAME OVER. Il était piégé, fait comme un rat, une vulgaire proie que tu allais écraser. Bah... Tu bailles presque, hautain, méprisant. Sale crâneur. Tu pousses le bâtant de la porte, avançant prudemment jusqu'au fond de la pièce. Ce con croyait donc qu'il allait te fuir ? Tu réprimes un rire ironique tandis que tu faisais attention aux débris, tentant de ne pas trébucher stupidement sur un meuble. Cependant, alors que tu te baissais pour ramasser tes biens, un sanglot réprimé capte ton attention. Qui pouvait donc chialer dans ce coin aussi reculé ? Autant il faisait preuve de discrétion pour s'adonner à ses messes bases, autant il fallait vraiment être con pour s'être perdu ici. 

Soupirant, tu te diriges avec nonchalance vers ce corps frêle que tu ne distingues qu'à peine, t'accroupissant à sa  hauteur. Tu lèves tout d'abord ta main vers sa tête avant de la retirer, te contentant de la serrer pour frapper avec délicatesse ?, cette tête blonde. Faire preuve de douceur afin de ne pas la brusquer, hein ? Fallait croire que tes manières de gentleman n'étaient pas totalement inexistants. Ne pouvant distinguer les courbes de son visage, tu soupires, décidant de rompre ce silence. 
Hé, toi, qu'est-ce que tu fous là ? T'es vraiment con pour te perdre ici ou quoi ?
En fait, tu t'en foutais bien... Mais tant qu'à repartir, autant le faire promprement sans laisser quelqu'un derrière sois, hein ? Sinon, t'as les regrets et la culpabilité, et ça t'emmerde, ces sentiments qui pèsent sur tes frêles épaules -au cas échéant, tu n'aurais rien esquisser.

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Echo García Vazquez

MessageSujet: Re: ••• Long time no see; feat. Charlie Garcìa Vazquez ☆   Jeu 21 Nov - 12:18


long time no see ☆


Feat. Echo & Charlie Garcìa Vazquez ;
1164 mots.

Brouhaha. Sarcasmes. Plaintes. Ironies. Taisez-vous, ne voyez-vous pas qu’elle dépérit ? Amusez-vous, riez d’elle, de nous, de tout, vous n’êtes là que pour ça, pour détruire de vos mains humaines à lui en disloquer le cœur, à la clore dans ses peurs, vous n’êtes que cauchemars, reflet de ses rêves de mort plus languissants les uns que les autres, et, qu’elle aimerait, ne serait-ce qu’une fois, pouvoir y goûter, y croquer, à pleine dans, comme si elle savourait, entre ses lèvres rosées, une liqueur empoisonnée au douces épices sucrées. Un met rare dont on ne se sépare plus. Il nous envahit, se répand dans notre sang, nous envoûte et nous descend, doucement, dans cette sombre danse, une valse rythmée orchestrée par des sourires mauvais, des idées déplacées, des pêchés assumés. Orgueil. Luxure. Avarice. Gourmandise. Paresse. Envie. Colère. Quel homme ne pourrait ne serait-ce que prétendre ne pas être composé de ces choses là ? Nous sommes humainement imparfaits, tous, mais jamais nous n’oserons l’avouer, si ce n’est un peu de gourmandise et de paresse passagère, personne ne dira de lui qu’il est le plus corrompu des avares et le pire ennemi de la femme ou de l’homme grâce à son appétit, son envie de toucher de ses doigts la peau d’un corps chaud, d’y poser ses lèvres, d’y faire des choses impures, de le corrompre, le pervertir, se divertir, tout n’est qu’un jeu, sordide, dans lequel nous tournons, en rond, telle une roulette russe. Et il se répète, ce cycle de vie si déplorable qui nous cerne sans être cerné, et ça l’amuse, lui, le rusé, là-haut, ce bel enfoiré. Si Dieu existe, il n’est ni bon ni saint ni parfait, il n’est qu’une enflure qui déverse sa cruauté sur l’humanité comme la misère saute sur le pauvre monde. Et pourtant, il y en a à qui la vie plait, sourit, comme s’ils étaient seuls, enveloppés dans cette douce et plaisante harmonie. Ils sont heureux, fondent dans une tasse emplie de bonheur. Foutaises. Personne n’est heureux. On a tous nos problèmes, on a tous nos emmerdes, on a tous nos boulets, ces chaînes à nos pieds qui nous empêchent d’avancer, alors que l’on voudrait juste briser les maillons et partir en courant. Dénie. Fuite. Lâche. Les responsabilités ? On les oublie, les enterre, elles nous ennuient. Ce ne sont que des conneries, des sornettes qui s’entassent sur nos frêles épaules d’humain qui finissent si souvent par céder. Et on chute, une main tendue vers le haut, mais personne ne la saisie, tout le monde s’en fout. Rires. Moqueries. Ramdam. Idioties. Ils sont là, on les voit, les entend, les écoute, se méprend, ils se méprennent, nous cajolent, nous bercent, nous percent, nous désolent, nous enchaînent. Elle a sombré, elle, le jour où Elle l’a rencontrée, elles se sont parlés, Elle lui souriait, si douce, tant de cruauté, aah…

Douce Réalité, dans quoi l’as-tu séquestrée ?

Des rêves incongrus où la neige brûlerait et où le ciel coulerait tandis que les étoiles se lamenteraient sur la pâleur des astres de minuit. Des songes enfantins où la cruauté de l’humanité lui échapperait, survolerait ses pas légers d’enfant, épargnant sa pureté égarée au détour d’un carrefour de la vie, et elle rattraperait, sans jamais plus lâcher, cette main familière qu’elle avait tant de fois étreinte, serrée, dans un rire enjoué. Pourquoi le temps passait-il ? pourquoi les avoir séparés ? pourquoi l’avais-tu quittée, Charlie, pourquoi ce jour là t’étais-tu séparé de ses frêles doigts, sans écouter ses supplications, son envie, ce désir, ce besoin que tu ne restes à ses côtés pour l’éblouir, la chérir ? pourquoi, ce jour là, étais-tu parti de la maison, de Veronnes, de l’Italie, et de sa vie ? Elle en a tant souffert, versées, de ces larmes cristallisées sans qu’il ne s’en doute, soucis, cruel égoïste ami de la vie, du succès, du travail et de la réussite, tandis qu’elle sombrait, chaque jour un peu plus dans le noir qu’elle broyait sans jamais en remonter, et jamais cette couleur sombre ne disparaissait, pourtant, peut-être qu’un jour, à force de l’utiliser, seul le blanc resterait ? Impure. Corrompue. Brisée. Enchaînée. Ses pieds traînaient lourdement les boulets qui la retenaient, accompagnés par le poids de ses épaules qu’elle tenait droite, autant qu’elle le pouvait, elle gardait la tête haute, elle feintait cette douce idylle de fierté d’amour et de dignité alors que tous l’avaient abandonnée, personne ne voulait de cet écho perturbé, souillé, personne.

Pas même le désespoir.

Aujourd’hui encore, elle le savait, le vivait, en crevait, de cette étouffante solitude, ses larmes amers souillant la beauté de son visage tandis qu’elle ressassait le passé, qu’elle se rendait compte, toujours un peu plus, à quel point elle le haïssait, à quel point il lui manquait, à quel point elle en avait besoin, à quel point il était son opium, sa raison de vivre, la seule chose qui la face tenir et lui donne envie d’avancer, mais que ferait-elle si elle le retrouvait ? Il est parti, l’a laissée, l’a abandonnée, elle l’a pleuré, remplacé, essayé de l’oublier et pourtant rien n’y faisait, il était le fantôme de sa vie, elle ne pouvait le sortir de ses pensées, tout ce qu’elle touchait, faisait, regardait lui rappeler sa peau pâle, son sourire angélique, son rire cristallin, ses caprices enfantins et cette manière qu’il avait de la regarder comme si elle était une pierre précieuse qui n’attendait que d’être taillée. Elle se sentait aimée, quand il était là, et maintenant, regardez-là, rien que d’y repenser son cœur se tranche et saigne des larmes à n’en plus respirer, elle ne savait tant si ce n’était la peur, la rancœur ou cette indéfinissable sensation de manque qui la blessait tant à l’instant. C’est pourquoi, sentant le contact d’une main contre tes cheveux vénitiens, ses hoquets s’arrêtèrent, tandis qu’elle pensait halluciner, entendant une voix qui ne lui était que trop familière. Doucement, elle tourna son visage baigné de perles d’eau vers cette sonorité délicieuse à ses oreilles avant de se stopper, voyant deux lumières éclairer ses yeux. Elle se recula, pâlissant en tremblotant au point de se cogner le dos contre le mur, n’osant pas parler de peur qu’il ne s’échappe, ne transforme cette apparence qu’elle pouvait entrapercevoir par une autre inconnue, il lui ressemblait tant, même dans le vague qui l’entourait. Elle allait timidement décocher quelques notes de sa voix mélodieuses pour répondre à ses absurdités avant que d’autres bestioles nyctalopes ne s’envolent dans un bruit particulièrement désagréable la faisant sursauter tandis qu’inconsciemment, elle alla se réfugier dans les bras de celui qui l’avait trouvée, comme quand elle était enfant, sanglotant légèrement.

▬ C'est pas comme si j'avais voulu me perdre ! Et puis visiblement t'es pas mieux placé que moi pour me dire ça, d'abord !

Ah, Charlie, tu lui manquais tant. Elle aurait voulu te serrer dans ses bras, et pourtant, elle n'imaginait pas que ses envies oubliées étaient en train de se réaliser, ici, et maintenant. ☆




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Charlie García Vazquez

MessageSujet: Re: ••• Long time no see; feat. Charlie Garcìa Vazquez ☆   Jeu 21 Nov - 16:03

Écho García Vazquez
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Proses en #78DCC4

Peur. Terreur même. Angoisse béante qui saccage, s'enrage et percute. Ne châtiant ni ne se languissant, ça tort, ça noue, ça compresse. Immoral, injuste sentiment, sentiment qui terrasse et anime en notre fanatisme toutes les formes modales de la chose. C'est cette douleur immuable, que nul ne peut décrire, que nul ne peut désigner. C'était un hématome trop petit, trop petit pour qu'on puisse en crever, mais c'était gourmand, ça bouffait, bouffait cette joie de vivre. Ses pas sont lourds, elle trébuche, elle se relève. Elle commence à avoir froid, son coeur bat la chamade et ses yeux sont humides. Elle est seule, elle est perdue, elle est stupide. Pourquoi s'était-elle perdue ? Ses mains sont gelées, sa respiration est saccadée, sa peur elle, elle est grande. Elle ne regarde même pas où elle va, empruntant des voies, de-ci et de-là, des chantiers épineux, des routes, des raccourcis. Et elle marche, sans regarder où elle va. Elle marche, on ne sait où, on ne sait pourquoi, mais elle continue. Quelqu'un l'attendait-il ? Allait-elle rejoindre cet opium qui l'assaillait de remords ? Dis-moi, gente fillette, petite Alice perdue, petite Alice blonde, blonde, blonde comme ce soleil qui te guide, comment t'es-tu égarée ? Veux-tu recouvrer la bonne route ? Sais-tu que tu empruntes une direction qui t'est fatale ? Tel un héros de tragique, tu t'avances, t'élances, sans arrêt, sans te retourner. Tes pensées ne sont qu'abysse, ils se noient, ils se perdent. Comme toi. Et pour livrer ces tracas, ces maux, tu cris. De ta petite voix, tu t'exclames, clames, revendiques ! Éloquente, éloquente Alice, perdue, perdue on ne sait où, on ne sait pourquoi, ta voix se fait petite, craintive. Oser. Tu l'avais fait. Sans doute avais-tu trop hurlé, petite Alice, sans doute t'étais-tu trop éreintée, à vouloir t'envoler, t'emmener au delà des frontières, des tabous, des prohibés, sans doute, sans doute... Toujours est-il que tu as la gorge nouée, trop serrée pour lui répondre, de lui cracher des calamités, ses crimes envers tes vertus, tes yeux inondés, débordés de chagrin, aucune main pour les balayer, juste pour te flanquer une raclée. Réveille-toi, c'est la réalité. Réalité, monstrueuses formes, monstrueuses pigments, monstrueuse détentrice, créatrice du Temps, laisse-la, laisse-le, qu'on te laisse, petite Alice. Tu voulais le revoir, ce cher, ce cher qui n'était que de ton sang. Pourquoi, dis-moi, pourquoi ? Tu arpentes ces murs, tu rases ces clôtures, ces maisons de bois, ces poupées, ces chimères, chemines les pentes et t'engouffres ici. Mais dans quel but ? Toi aussi, tu désespères ? Toi aussi, tu voulais crever, la main recouvrant tes paupières, tes hontes et tes misères ? Vêtue de tâches difformes, d'échos informes aux volontés, tu t'exerçais à ignorer toutes ces bêtises, ces bêtises humaines, ses coutumes humaines, ces boulets humains. Enchaînée, destinée à rien, rien d'autre qu'une fin tragique, comme Antigone, comme Créon, ce pauvre Créon, cette malheureuse héroïne qui laissait son Hémon de côté, ses rêves d'enfants, ses poupées de chiffons et ses espoirs de liberté, pour le peu de fatalité qu'on lui réservait. Comédie, comédie tragique, ironie classique, ça t'ennuyait, ça te détruisait, hein, Écho ? Tu es faible, pathétique, tu n'en peux plus de ta personnalité si humiliante. Tu recommences à courir, tes jambes le font d'elles-même. Pourquoi ? Arrête-toi, qu'il te disait, ce pauvre fiancé. Ne cours plus, tu vas te faire du mal, qu'il te susurrait. Mais tu cours encore et encore, arrachant à tes yeux des larmes, s'écroulant comme une traînée le long de ta course. T'étais à la moitié du parcours, encore un effort ? Et là, là, c'est cet instant irréaliste, où tu crois voir une lumière plus loin, où tu crois tes joues reconnaître ces rougeurs, ce sourire réapparaître, ces haines non avouées, dites avec trop amour, peu d'amour, tout disparaît subitement de ton visage. Enfin, tu allais pouvoir sortir d'ici... Pourtant, pourtant, le voulais-tu vraiment ? T'entends des bruits qui viennent de tous les côtés. Ça te terrorise, ça t'empêche de bouger, de te débattre. Fille brisée, recroquevillée, reclue au fond de ses phobies, tu t'accroches désespérément à cette main venue te cajoler, comme avant, alors que tu ne connaissais ni de nom, ni de visage cet homme. Âme errante, tu hantais, tu contrôlais tout, en fait. De ta maigre ambition, de ton peu de raison, tu réussissais à dominer ses sentiments. Brises ce plâtre, brises les règles, ta vie et tes soucis. Fuis ton nom, tes origines, l'Italie et Charlie. Marche en arrière, sans cesse, fais un pas un avant, sur la droite, sur la gauche, là où le do résonne, là où le mi fanfaronne, là où le ré emprisonne. Dis, dis, t'entends sa voix ? Entends-tu la tienne ? 

Et si je te disais que tout ça, tout ça, 
Charlie le ressent, 
Charlie l'entend, 
Charlie le comprend ? 

Incapacité de se déplacer. Bouge, bouge. Instinct de survis ? ... Excessive paranoïa ? Aucune réaction ? Créature primitive, pauvre chose impudente. On l'appelle, on l'attend. Et lui. Lui ! Lui ! Il fuit ! Ah ! Diantre, qu'on dit. Il a peur, peur de ses cauchemars, de ses rêves. Peur de s'avouer vaincu, peur de s'avouer perdant, lâche et impuissant. Sueurs froides, regards feutrés, vides, ternes. De ses yeux luisants, jamais il ne décrochait une once d'intérêt. Naïve connerie, il ne portait plus aucune attention au monde qui l'entourait ; l'irréel était beaucoup plus beau, après tout. Dans l'irréel, ils étaient là, avec lui, avec elle, ces diables, cette succube, et cette servante. La servante du diable, du diable qu'il était. Et il le regrettait, et il le refoulait. Pourquoi a-t-il peur ? Il ne sait plus où résonnent ses pas. À gauche, ici, là, de-ci et de-là ? Il fait nuit. Nuit noir, nuit jour, devant, dehors, c'est le jour. Oublier. Il veut tout oublier. Il voulait se soûler, boire du vin, boire de l'ivoire, de cette liqueur, douce, amère, cancre. Pourquoi ? Pour tout oublier. Mais son corps luttait en permanence, ne voulant s'adonner à ces conneries, à ces espèces d'aphrodisiaques absurdes. Et il la regardait, cette fille, alors qu'elle l'enlaçait, alors qu'elle s'y réfugiait, comme Elle, exactement comme Elle, dans l'étaux de ses bras, contre lui, alors qu'il était retombé sur ses fesses, ne sachant comme réagir, ne sachant quoi lui dire. Au travers de l'obscurité, il gardait sa main suspendue, tendue vers une autre, sans doute, dans l'air, dans l'air si vide, dans l'air si vide de toute chaleur, chaleur imperceptible, chaleur environnante, chaleur corporelle, chaleur chaleur de ton cœur. Il fait froid. Perversité native si incohérente avec lui, lui, lui le calme versatile, la tempête, douce tempête qui caresse, on lui avait ôté tous espoirs de retourner au temps de jadis. Alors, il avait attendu de longues heures de souffrances, à ne rien faire, simplement revoir les derniers potins qui circulaient dans les contrés, juste avant d'être ici. Les murs étaient chuchoteurs de secrets, un peu trop même, et entendre les soit-disantes gloires de ces créatures versatiles était tout simplement... Apaisant. Cet endroit censé vous rendre parfait ne représentait pour lui qu'un profond abysse où s'y mêlaient la débilité et plus au-dessus de cette catégorie, l'originalité de chacun. Peut-être il y avait-il trop de moutons sans opinions ? Sans doute, ou pas du tout. Mais il détestait cette pension, cet monde où se mêlaient inconnu, frayeurs... Étrangers familiers. Sans doute plus tolérant avec l'aspect plus symphonique des édifices, il s'était laissé emporter par les maux de ces gens, de leur tracas, de leur inutilité. Et il l'a fait. Il s'est mis à lui caresser l'échine, le coup, la nuque, les cheveux, à la serrer contre lui, à lui murmurer des tout va bien. Il palpait sa chaire, si sucrée, si candide. Mains corrompues. Il baisse ses yeux vers elle, ses yeux effrayants, ses beaux yeux. Écho. Écho. Tu lui manques. Reviens, reviens, qu'il puisse te flatter d'amour, d'éloge et de richesse. Il humait tes cheveux, tes mèches odeur de cannelle, dans une étreinte qui parut être une éternité. 

Et vite, très vite, il réouvre ses yeux. 
Il prend conscience de la situation, que ce n'était pas Elle. 
Alors, il te repousse, il s'éloigne de toi, ses yeux regardant le sol, ses mèches cachant ceux-ci. Culpabilité. Il a abusé de la situation, de ta terreur, qu'il se dit. Riant, riant jaune, riant pour de faux, il ébouriffe ses cheveux, de nouveau hautain, de nouveau détestable. Juste sa tête, et son sourire. Mesquin sourire.
... Hm, t'es qui ? Je vais te reconduire dehors.


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