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 « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron

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Abby Lindley

MessageSujet: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Ven 3 Jan - 23:13



.Solitude.



J'étais arrivée sur cette île, avec un don que je n'aime pas particulièrement et une chaleur épouvantable. D'ailleurs il me faut de l'eau où je sens que je mourir. Alors j'ai cherché partout ne serait-ce qu'une fontaine ou un ruisseau. Malgré ça je voyais plus grand encore. Là on je pourrais plongé entièrement de la tête aux pieds. Au fond je bouillais. Mon sang était chaud. Je devais avoir de la fièvre. Une chambre froide me conviendrait parfaitement ! M'enfin, faut-il en trouver une ici. Peut-être dans les cuisines du château mais je ne sais pas si cela changera grand chose.

Quand une illumination vient se projeter à travers mes lunettes de soleil. Oui, je dois les porter sinon tous les regards que j'aurais croisé m'auraient donné la migraine. Enfin revenons à cette illumination. Une cascade. Soit de l'eau, de l'eau partout et personne autour ! Le rêve. Je posais donc mon sac en bandoulière au sol sous un arbre. Enlevant mes vêtements en gardant le strict minimum, ne sait-on jamais qui pourrait débarquer. Je pris soin d'attacher mes cheveux et d'enlever mes lunettes de soleil pour ne pas les mouiller.

Et là SPLASH ! En faite nan. Je suis rentrée doucement dans l'eau pour voir si la température de mon corps diminué. Apparemment cela ne changeait rien. Un soupir d'échec. M'enfin, je continuais de faire trempette. C'était agréable après tout. Le silence en compagnie ainsi que de la solitude. Je ne m'étais pas encore fait d'amis. Du moins je ne me pressais pas vraiment non plus à saluer ceux que je croisais. Déjà comment leur dire « Et je sais qui tu es mais toi non, on devient amis? ». C'était un peu absurde et jamais je ne dirais ça. Un soupir de nouveau. J'étais bien chez moi et j'aurai voulu y rester. Elue, mouais bof l'idée. Plutôt prisonnière.



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Zadig T. Styrbjörn

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 4 Jan - 1:43




On est prisonnier(e) ou élu(e) ?
Du... Sable ? Non. De l'ocre cendre aigrie virevoltant en un amas nauséabonde. L'odeur de la mer ; d'une vague d’amarrés. Un mur invisible se dressant et contre la réalité, et contre tes attentes. Ton parfum embaumait l'effluve d'un égaré. Et s'il te tenais d'ouvrir les mirettes, toi l'homme aux jolies fossettes ? Cela serait risqué. N'était-ce pas la peur qui te tenaillait par l'abdomen ? Ni la crainte ni l'ignorance n'abdiquaient ton sens de la démesure. Tu avais ta fierté, et même de ce sommeil de plomb, tu te contentais de rester crédible, habillé de cette froideur. Et dans ton dédain, et dans sa suffisance, l'index bougea ; ou plus précisément, fut emporté par un zéphyr caressant le bout de tes doigts. Une substance inconnue ? Loin de là. C'était bel et bien du sable, mouillé. Mêlé à celui-ci l'essence liquide et salée que la marrée rejetait... Tu remuas le bas de ce corps maigre. Comme pour vérifier si tout était à sa place. Visiblement, aucune partie de ton anatomie avenante ne manquait à l'appel. Tu n'arborais en rien la moindre faille. Debout. Il était temps, cependant avec labeur, sous ton allure de mort-vivant. Seule ta partie dorso-ventrale ouvrit le bal. Pendant un court instant, tu fus capable de sentir l'alizé frottant à ton corps ; nymphe tendancieuse de la rose cardinale. Te procurant un effet de bien-être, tu te résolus finalement à déplier paupières. Elles pesaient sur tes globes oculaires, plusieurs tonnes de fer : paraissant comme lourdes, paraissant comme insoutenables. Finalement, elles ne fussent que plus légères, des plumes d'hirondelles portées par la curiosité. Puis elles implosèrent...

Mettre ta main en visière, première fut ta réaction. Tu te souviens encore de cette sensation de satisfaction, lorsque tu te releva sur le sable brûlant, tapis d'environnement naturel. Si l'esprit ne t'en aurait pas empêcher, tu aurais crié d'euphorie, sauté de bonheur... Cependant il te fallait préserver un minimum de vraisemblance dans la catégorie « Je me sens l'âme d'un aventurier ! »
Réfléchir fut un bon réflexe, qu'auraient-ils fait à ta place ? Indiana Jones et Nathan Drake ? Au diable Tintin ! Bien sûr, tu étais venu pourvu d'un sac, que tu avais vérifier sur le champ par ailleurs. Il y manquait deux exemplaires de tes briquets et de tes bouteilles d'eau. Ce n'était pas-grave, bien sûr que si, d'un côté, néanmoins ta plus grande crainte aurait été de te retrouver sans arme de défense contre les dangers inconnus qui devaient siéger dans les environs. Il faut croire qu'au vu de ta réaction, apercevoir le manche de ta batte de base-ball dépasser eut un effet apaisant sur cette soudaine perturbation...

[…]

Tu avais marché à t'en faire saigner les pieds. 3 jours et 5 heures. 77 heures et 23 minutes... Chaque pas résonnaient comme un écho de souffrance ; les entailles remontantes jusqu'aux orteils, le souffle en pénurie, la transpiration abondante. Tu t'étais laissé porté par ta soif d'exploration, et voilà que maintenant se manifestait une autre sorte de soif, une soif matérielle : besoin d'eau... Tu retournas ton sac sur ton ventre, gardant la cadence, entretenant le rythme. Ta main farfouilla à l'intérieur... L'amulette ? Non. Elle n'étancherait aucun désir d'hydratation. Tu te demandais d'ailleurs pourquoi l'avais-tu gardée. Le fruit aux couleurs de l'arc-en-ciel ? Il demeurait un pur mystère pour toi ; son goût comme sa nuance, autant s'en débarrasser, plus tard... Plusieurs paquets de friandises entamés et, ah, enfin, une bouteille vide. Tu reluquais la devanture plastique de l'objet ; des gouttes qui tombaient, se relevaient... Tu avais beau eu faire ton maximum, l'instrument et son contenu furent liquidés en seulement deux jours. ▬ La dèèèèèèèèèèche ! T'exclamas-tu en balançant la bouteille le long d'un sentier gravillon parsemé de pétales de fleurs. - Oh, zut ! Tu te dépêchas de la récupérer, l'allure grondante.

Jusqu'ici, quels décors avaient défilés sous tes yeux ? Quelles ambiances et quels sentiments cela t'a-t-il procuré ? Le voyage au sein d'une forêt tropicale, la lourde traversée d'un fleuve, l’enjambement de ruines, vestiges de l'ancien temps, et maintenant ton expédition en direction d'un chute ruisselante que tu apercevais à des mètres de là. Où étais-tu donc atterri, bon sang ? Tout cela, tu t'en fichais. Tu avais changé d'univers, changé les règles. Malgré cela, tu n'avais rien rencontré. Aucune forme de vie, pas un animal, pas un homme. Seules des plantes carnivores qui t'avaient couru après dans un dédale forestier. Seulement, tout cela se limitèrent à cette prise de conscience : Tu étais seul... Et espérait secrètement que ce n'était pas le cas. Bon Dieu, qu'était-il advenu du Monde commun ? Ce n'était pas l'un de tes jeux, ni l'un de tes mangas irrationnels, non, c'était bel et bien la réalité...

Le balancement de ta marche accélérait au fil des secondes. Plus vite. Encore plus vite. Toujours plus vite. Voilà que dorénavant, tu déambulais le long d'un fossé ajusté d'arbres en fleurs de cerisiers sous un ornement digne des plus grands films japonais. Le vent claquant contre ta peau, l'odeur des bulbes éclosant pénétrant tes narines, les mèches de tes cheveux t'aveuglant à mesure que tu avançais, il fut tantôt impossible de t'arrêter. Et alors que tes mouvements décéléraient, ta destination fut atteinte ; le haut d'une cascade. Tu te situais à même ses chutes ayant une vue globale sur un paysage de rêve... Toutefois tu ne pensas pas à freiner, et fus emporté sous ton propre poids à l'envers du tableau.

D'abord, ta tête bascula, puis ton torse, c'était ensuite l’entre-emmêlement de ton corps tout entier qui fut ratiboisé vers le vide, en direction de la kyrielle d'eau chaude. ▬ Et mer-...credi !! Tu défaillis, bûcha. En une glissade de maladresse qui devint plongeon, un plat sur le ventre orchestra une entrée magistrale dans l'eau douce. Tout de suite après ta chute vertigineuse, tu te propulsa hors de l'eau, où tu avais pieds ; reprenant difficilement haleine, encore tout émoustillé par cet événement passé. ▬ PFOUAAH. WOAH. Ouuh, mortel ! Ça déchi-... ! Tu te figeas dans ton élan, totalement chambardé par la présence d'une fille qui faisait trempette sur les lieux. Tu ne saurais dire si c'était la joie de trouver une personne de type humain qui venait de t'envahir ou la honte d'avoir interrompu son bain, pourtant tes seules paroles demeurèrent idiotes... ▬ Euuuh.. Je.. Bah.. C'-C'est pas ce que vous croyez ! Je ne suis pas un voyeur, enfin si, enfin non ! Mais, je suis tombé sans le faire exprès et ensuite, bah... Plouf ! Voilà, c'est ça plouf ! Dé-dé-dé-solé ! Balbutiais-tu en tentant de trouver une explication valable, tout en inclinant le torse pour la saluer. ▬ Enchanté, je m'appelle Zadig ! Excusez-moi d'avoir fait irruption dans votre bain !
Désorienté. C'était le mot. Depuis le début tu n'étais que désorienté, et à présent, l'heureux élu...

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Aaron Dawkins

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 4 Jan - 16:20

« On est prisonnier(e) ou élue(e)? »


J'étais enfin arrivé à destination. Je m'étais réveillé, non pas à cause des bruits environnants, mais à cause de cette douleur au bras et à la tête. Cette douleur, bien qu'éphémère, avait piqué ma curiosité. Quel était donc ce petit point qui ressortait de mon bras ? Je n'en sais rien, je n'ai toujours pas eu la réponse à cette question.
Une fois bien étiré, les yeux pleinement ouverts, je pris conscience que quelque chose ne tournait pas rond :
POURQUOI DIABLE VOIYAIS-JE TOUT EN ROSE, BLEU, JAUNE, VERT ET AUTRES COULEURS A TENDANCES FLUOS ? Au départ, je n'arrivais pas à m'y habituer, je me frottais frénétiquement les yeux mais rien ne changeait. Le Ciel m'avait donc condamné à voir ce stupide monde en fluo, chose qui m’insupporte. Enfin, faut bien vivre avec. Je fis le tour de mon inventaire et constata rapidement que mon arme à feu manquait à l'appel. Décidément, ce n'était pas mon jour de chance. Je me releva, le sac sur le dos, et commença mon exploration des environs.

Ma première impression fut que j'étais emprisonné sur une île, probablement seul. Je n'avais pas croisé une seule âme humaine depuis mon arrivée. Le seul être vivant que j'avais croisé était ce petit animal avec qui j'ai eu une drôle d'expérience : J'ai vécu à travers ses souvenirs son premier repas.
Bien que dégoutté par la chose, je n'arrivais pas à donner une explication rationnelle sur le pourquoi du comment j'avais réussi à faire ça. Je fouillais tout, à la recherche du moindre indice d'humanité parmi l'immensité verte de cette île aux allures paradisiaques. Paradisiaque certes mais surtout étouffante et la chaleur grandissait à vive allure sur le sable jaune..rose, enfin je me doute bien qu'il n'est pas réellement rose. Je retira mon manteau mais la chaleur me prenait toujours et empira mes migraines. J'avais beau secouer mon t-shirt, il fallait vite que je m’abrite à l'ombre avant de bouillir vivant. Je réussi à trouver un bel arbre non loin de la lisière entre le forêt et la plage. Je m'étais précipité pour m'adosser dessus et sortir mon unique et merveilleuse bouteille d'eau. J'en bu, une gorgée, puis deux, puis trois, je continuais jusqu'à étancher ma soif. Je regardais par la suite le niveau de l'eau dans la bouteille : Il en manquait les trois-quarts. Il fallait absolument me trouver un point d'eau et rapidement si je ne voulais pas mourir de soif avant d'être cramé vivant.

Je passais donc environ deux jours à la recherche d'une source d'eau naturelle ou pas d'ailleurs. Je cru pendant un court instant, me voir mourir ici, de fatigue, de soif ou même de faim, mon corps étalé sur le sable. Cette vision me passa rapidement, j'avais encore la vie devant moi après tout. Alors je continuais, non pas par pure envie car je suis pas du genre à courir après une réalité mais par nécessité. Je dois avouer qu'au bout d'un moment, tu désespères de ne rien trouver, tu t’apitoies sur ton sort à sortant des conneries dans le style
« Je suis maudit. » et autre mais tu continues quand même. Ce qu'il est mal foutu le cerveau humain ma parole.
Ce n'est qu'au bout d'une journée et d'une dizaine d'heures plus tard que j'ai enfin changé d'environnement. Je traversais à présent un sentier, longé par de splendides arbres en fleurs de cerisiers. C'était un tableau des plus enchanteurs qui soit. Ce style nippon m'avait émerveillé. Je me souviens même mettre arrêté quelques instants pour savourer ce paysage.
Je repris ma route quelques minutes jusqu'au moment où j'avais enfin trouver le Graal.

Une cascade. Une véritable cascade. Je pris une minute pour réfléchir, avec cette vision fluo, j'ai eu du mal au début à croire à tout ce que je voyais. Elle avait beau me paraître verte pomme, je reconnaissais le bruit du ruissellement de l'eau comme d'habitude. J'entrepris vivement d'enlever mon sac, mon t-shirt et le reste, ne gardant que le minimum requis pour avoir une certaine pudeur et je plongea dedans, sans même avoir touché l'eau pour prendre sa température. Je ressortit la tête de l'eau, je me sentais revivre, à la limite de l'extase. Je profitais de chaque instant passé dans l'eau lorsque je m'arrêta vivement : Je me rendis compte que je n'étais pas seul à faire trempette. Il y avait là deux autres personnes : Une jeune fille et un homme qui apparemment, était en train de faire connaissance. Je ne pourrai pas les détailler physiquement, c'est compliqué quand vous ne voyait pas les même couleurs que les autres.
Je ne suis pas familier aux nouvelles rencontres, j'ai toujours eu peu de tact. Je sortis de l'eau discrètement et m'assis, attendant que les deux inconnus finirent leur discussion. Si ils me voient, je leur parlerai, si ils ne me voient pas, je ne leur parlerai pas mais vu l'amplitude du plongeon que j'avais fait juste avant, je pense qu'ils m'ont entendu. J'esquissais tout de même un sourire, il y avait de la civilisation sur cette île et j'en étais heureux. Alors pourquoi donc attendre de savoir s'ils m'ont vu pour leur parler ? Par pure politesse, je vais juste attendre qu'ils finissent de parler. Je ne me sentais plus réellement prisonnier de l'île à cet instant présent, je n'étais pas non plus un élu. Le temps me dira, ce que je suis réellement.



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Dernière édition par Aaron Dawkins le Sam 4 Jan - 21:33, édité 1 fois
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Abby Lindley

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 4 Jan - 17:35



.Double plongeon, Double rencontre.



Silence. Aucun bruit pendant ma trempette jusqu'à temps que j'entende une voix lointaine. Cherchant du regard j'entendis un plongeon au pied de la cascade non loin de moi. Tiens, tiens, de la compagnie.

▬ PFOUAAH. WOAH. Ouuh, mortel ! Ça déchi-... !

Il venait de me remarquer. Un petit sourire se dessina sur mon visage avant que je sois plongé dans son regard. Zadig, noble, héritier. Migraine. Je m'empressa de détourner le regard en ayant une oreille attentive à ce qu'il dit même si je n'ai pas suivi le début.

▬ Euuuh.. Je.. Bah.. C'-C'est pas ce que vous croyez ! Je ne suis pas un voyeur, enfin si, enfin non ! Mais, je suis tombé sans le faire exprès et ensuite, bah... Plouf ! Voilà, c'est ça plouf ! Dé-dé-dé-solé !
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Un petit rire m'échappa, je me contentai de regarder ces vêtements trempés sans aller plus haut. Je n'avais pas mes lunettes de soleil pour me protéger de tout morceaux de passé qui pourraient sauter à mes yeux. Un voyeur hein? Enfin si, enfin non. Pourquoi pas?

« Ouh, un petit voyeur. C'est mal d'arriver en plein bain d'une jeune fille. Zadig c'est ça? Et bien je me nomme Abby. »

Même si je le savais, je faisais comme si de rien n'était. Un brin moqueuse dans le ton. Quelque chose d'autre attira mon attention. Un autre plongeon. Mais cette fois un jeune homme plus, enfin... Moins vêtu, en sortant de son entrée tout du moins intéressante. Il avait l'air revivre. Beau. Oh bah alors là, je vais pas cacher ma pensée. Hm... Oups, il nous a vus. Je détournais le regard vivement. Au point que je n'ai pu voir qu'une voix l'appelant Aaron. Mes pommettes vinrent se tinter de rouges quand je vis ma position. En réalité, j'étais en sous-vêtements. Entourés de deux jeunes hommes bien foutus, l'un habillé, l'autre torse-nu. Le nouvel arrivant sortit de l'eau avec un petit sourire. La honte. Je ne laissa pas trop le temps au voyeur de me répondre, que je sortis vivement de l'eau pour aller enfiler mon gilet bleu pour cacher mon corps teint porcelaine. Au passage je remis mes lunettes de soleil pour annuler ma migraine. Et ça soulage même si j'ai toujours chaud.

Hésitante j'alla voir « Aaron » pour le taquiner aussi. Ou pas. Que devais-je dire? Il ne fallait pas le laisser seul. Une présentation? J'avais fais deux pas vers lui que je m'arrêtais nette.

« Et toi là, le beau gosse torse-nu ! Attends deux minutes je vais aider le voyeur à sortir de l'eau. »

Ouais c'est ça, le beau gosse torse-nu. J'en manque pas une, n'empêche. On va me prendre pour une dragueuse mais c'est pas ma faute si je suis entourée de garçons à en faire baver. Je m'empressa d'aller voir Zadig après tout je l'avais laissé en plan. Je lui tendis une main, un brin impatiente.

« Sors vite de l'eau, tu vas attraper un rhume avec tes vêtements trempés. »

Une impression. Attraper un rhume? Vêtements trempés? Il manquerait plus que le voyeur... Enfin Zadig, enlève ses vêtements. Je regarderai où moi après? Entre deux jeunes hommes, pas mal. Bon d'accord, plus que pas mal. J'étais peut-être chanceuse dans le fond. Enfin, si la situation ne tourne pas à mal.



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Zadig T. Styrbjörn

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 4 Jan - 20:38




On est prisonnier(e) ou élu(e) ?
La peau moite, le regard vide, la tête pleine. La tête pleine de vide, le cœur emplit de peine, l'odeur de rose dans les veines et le reflet du ciel sous les ailes te voilà à présent tête sous l'eau ; semblable à un cheval fou tournant face à la barrière. L'esprit incontrôlable, la sangle agitée, la ceinture molle te rendant bilieux à une envole prochaine. Dans tout cet accrochage, cette infatigable cohue de sentiments d'inconscience, tu bredouillas une paire de mots. Un teint patraque au beau milieu de cette eau ouatée, transe-lucide... ▬ Bonjour Abby ! Le ton remanié sur un air chaleureux faisant défaut à ta réelle nature. La bonne foi y était, un sourire radieux, une gestuelle ameutée, une silhouette en effervescence consommée d'une folle joie galvanisant son entourage d'une allégresse constante... Tout ça n'était que fabulations. N'est-ce pas, Zadig ? Tu mentais au Monde comme tu te mentais à toi-même. Te pensant comme ce garçon fait pour apporter du bonheur, cet homme maladroit qui, dans ses bourdes, générait le rire d'autrui. C'était d'un pitoyable... Que tu puisses te cacher de ton authenticité à ce point contournant toute la noirceur de ton âme, te réfugiant dans un univers virtuel sans matérialité... Enfin bref. Ce n'était pas une gravité propre. Après tout, l'erreur était humaine. Néanmoins, envers ce passé sombre que tu t’entêtais à fuir, tu n'eus jamais oublié que tuer le temps fut loin d'être ton premier délit...

Un autre arrivant sur la scène du crime parfait ; de ton crime parfait. Intrusion dans le bain d'une jeune pucelle mise à découverte empêtrée de sous-vêtements dentelés, bravo. Tu t'améliorais dans l'art de la perversion. Tu détournas difficilement le regard : un homme, brun, de taille équivalente à la tienne, voire beaucoup plus grand, et beaucoup mieux bâti en passant. M'enfin, tu ne reprochais rien à ton physique d'aspirine, et ne mentirait pas en disant que tu te plaisais dans cette enveloppe. Un dialogue et une œillade furtif triangula les lieux, tout était cerné, l'ambiance comme la suite des événements. Ce qui te tracassa, par ailleurs. Est-ce que ces deux-là savaient où ils se trouvaient ? Pourraient-ils répondre à tes questions ? Sans te faire désirer, tu releva la tête en direction de Abby. ▬ Et toi là, le beau gosse torse-nu ! Attends deux minutes je vais aider le voyeur à sortir de l'eau.

Le... voyeur ? Voyeur... Voy...eur... Ces mots eurent un impact similaire à un crochet du droit directement plancé dans le ventre, te coupant la respiration un court instant. Tu te sentais l'égal de ces pervers qui avaient l'habitude d'être mit en valeur, dans les animés japonais du Vendredi. ▬ Génial, j'ai droit à la médaille du mateur de l'année... Râlas-tu à voix tout juste audible. Lorsqu'elle t'offrit son aide afin de t'extirper hors de l'eau, l'impression de retrouver ton âme d'enfant hyperactif ne demandant qu'à être surveillé par un œil d'adulte alors qu'il courait en direction d'une aire de jeux t'arracha un sourire nostalgique. Dubitatif toutefois, tu acceptas, tendant ta main et baissant les yeux en direction de ton propre reflet. ▬ Merci, c'est très gentil de votre pa... Qu'est-ce que c'est que ça... Dans... dans l'eau ? La carrure d'un vieil homme esquinté se dessinait à l'encontre de ton visage, réverbérée par la transparence de l'eau. Sous un élan de panique, tu sautas hors de la marre de cascade, qui continuait fluidement de s'écouler, d'un mouvement toujours aussi précis. Perturbé par ce que tu venais d'apercevoir, tu te penchas une fois de plus par-dessus l'eau, afin d'y admirer ton nouveau portrait ; celui d'un vieillard à qui le temps était compté...

Cette fois, l'hérésie ne t'épargna pas. Elle frappa successivement à multiple reprise sur ta tempe qui battait, battait, gonflait, brûlait... Quitter tes vêtements croupis il fallait. Sans réfléchir, tu balançais ton bonnet à terre, ton sac et tes petites affaires à l'intérieur furent abandonnés, et enfin ta veste pour ne garder qu'un tee-shirt moulant noir sur ton torse blanc... T'écrasant âprement au sol quelques secondes plus tard, consterné par une méconnaissance astreignante des composants ; totalement ignorant des éléments... Il fallait que tu saches. Tu devais savoir ! ▬ Abby. C'est bien ça ? Contrairement aux minutes qui précédèrent, ta voix se voulait sérieuse et antipathique, c'était comme si tu étais devenu une autre personne, un autre Zadig. Lestement, tu toisas du regard l'homme torse nu à quelques mètres de là, haletant... Répond très franchement à l'une de mes questions, veux-tu. Où sommes-nous exactement ? Tu dois le savoir, non ? Et, puis, comment tu me vois, là, tout de suite ? Mon visage ! Est-il celui d'un vieillard ?

Tu n'avais plus toute ta tête. Oui, c'était cela, tu étais le martyre d'une malédiction de mauvaise augure...

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Aaron Dawkins

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 4 Jan - 22:01

« On est prisonnier(e) ou élue(e)? »


«  Et toi là, le beau gosse torse-nu ! Attends deux minutes je vais aider le voyeur à sortir de l'eau. »

Le beau gosse torse-nu ? Ahah, c'était la première fois qu'on me la sortait celle-là. J'avoue ne pas être surpris, beaucoup de femmes avant semblaient être attirées par mon physique, bien que je n'y portais réellement aucun intérêt. Mais si elle le disait, c'est que ça devait bien m'aller. J'avoue avoir rigolé lorsqu'elle a traité l'autre personne de voyeur. J'étais à peine arrivé qu'il était déjà là, ils y en a qui ne perdent aucunes occasions pour se rincer l’œil apparemment.

Je m'étais rhabillé de ma chemise, ne prenant pas le temps de la fermer et je m'attelais à suivre leur conversation. C'étaient les deux premières personnes que j'avais croisé depuis mon arrivée ici, alors même-moi, grand solitaire que je suis, j'avais envie de les écouter, d'en apprendre plus sur eux. Simple curiosité humaine. Je regardais la scène avec un air amusé : Un jeune homme prit pour un voyeur et une jeune fille, jolie, qui était en train de l'aidait à sortir de l'eau alors que quelques secondes auparavant, elle l'avait traité de voyeur. Je me leva et me dirigea vers eux pour pouvoir écouter leur conversation avec plus d'attention. J'appris donc que le jeune homme se prénommé Zadig et la jeune fille Abby. C'était un prénom avec une origine anglaise, comme moi. Zadig, je penche plutôt pour un pays slave. Ils étaient beaux, je ne peux décrire plus précisément, je me vois mal lui dire que j'aime ses cheveux roses et lui, son short bleu cyan.
Tout se passait si paisiblement que la mine subitement affolée du dit Zadig m'a choqué. J’accourus au plus vite pour comprendre ce qu'il se paissait.


▬  Répond très franchement à l'une de mes questions, veux-tu. Où sommes-nous exactement ? Tu dois le savoir, non ? Et, puis, comment tu me vois, là, tout de suite ? Mon visage ! Est-il celui d'un vieillard ?

Pendant ce moment, il avait tourné la tête vers moi, avec des yeux trahissant le mal-être qu'il subissait. Ma curiosité avait atteint son paroxysme et je ne put m'empêcher de jeter un coup d’œil sur l'eau translucide de la cascade. Je fixa l'eau pendant plus de dix secondes, histoire de bien voir et de ne pas me tromper.
Je ris comme je le fit rarement, je souris plus que je ne ris d'habitude mais là, c'était drôle. Au début, je pensais qu'il était drogué, j'avais souvent vu ces cas là, au boulot...Avant. Mais voyant son visage apeuré, attendant ne serait-ce qu'une once de réponse, je compris vite qu'il était dans son état normal. Je posa donc ma main sur son épaule, avant que la jeune fille en face de moi ne puisse parler et entreprit une conversation avec lui.


«  Hum, Zadig c'est ça ? Je suis Aaron, enchanté. Je suis heureux de te dire que je te vois normalement, enfin, plus ou moins. Si on enlève le faite que tes yeux sont oranges, tu sembles parfaitement normal et...encore jeune. »

Je me redressa et regarda la jeune fille, elle semblait ne pas comprendre pourquoi j'avais dis que ses yeux était oranges. Après le beau gosse, elle a dut penser de moi que j'étais fou ou complètement à la masse.
Je m'avança vers elle, pourquoi donc l'ignorer ? Elle était là elle aussi et la question, à la base, était posée à elle.


« De ce que j'ai put entendre, et je m'excuse de cette curiosité, tu t'appelles Abby c'est ça ? C'est un joli prénom. Je suis désolé d'avoir répondu à ta place mais cela semblait tellement improbable comme question... »

Je lui souris, ne sachant quoi faire d'autre. Je ne suis pas doué pour lancer des conversations avec des inconnus et j'attendis. D'une qu'ils s'habituèrent à ma présence et de deux, qu'ils me répondent.



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Abby Lindley

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 4 Jan - 23:27



.Action, Réaction.



▬  Répond très franchement à l'une de mes questions, veux-tu. Où sommes-nous exactement ? Tu dois le savoir, non ? Et, puis, comment tu me vois, là, tout de suite ? Mon visage ! Est-il celui d'un vieillard ?

Wait. J'ai pas compris là. Reprenons, je suis venu l'aider pour détourner le fait que je ne savais pas quoi dire à Aaron. Quand il a pris ma main, il s'est regardé je crois. Et il a dit:
▬ Merci, c'est très gentil de votre pa... Qu'est-ce que c'est que ça... Dans... dans l'eau ?

Donc il y vu quelque chose dans l'eau. Un vieillard? Son visage? Il est victime d'hallucination ou quoi? Quand je le regarde, il est... jeune. Pourtant il avait l'air sérieux. Je ne pus répondre que aussitôt le beau-gosse-torse-nu était là faisant un geste rassurant envers Zadig.

«  Hum, Zadig c'est ça ? Je suis Aaron, enchanté. Je suis heureux de te dire que je te vois normalement, enfin, plus ou moins. Si on enlève le faite que tes yeux sont oranges, tu sembles parfaitement normal et...encore jeune. »

D'accord. Orange? Enfin moi qui l'ai fixé je ne sais combien de secondes. Je vois bien qu'ils sont bleus. J'ai vérifié voir si je me trompais pas mais ils étaient bel et bien bleus. Aaron s'avança vers moi. Wow, wow, wow. Stop. Chemise encore ouverte laissant place à un torse encore mouillé. Digne de photos dans une revue citant les plus beaux mecs. Je sens encore plus la chaleur montait en moi maintenant.

« De ce que j'ai put entendre, et je m'excuse de cette curiosité, tu t'appelles Abby c'est ça ? C'est un joli prénom. Je suis désolé d'avoir répondu à ta place mais cela semblait tellement improbable comme question... »

Mon prénom est joli... Il va me faire rougir ce ptit là ! Enfin petit nan. Il devait bien me dépasser d'une bonne vingtaine de centimètre. Au moins. Je meurs d'envie d'enlever mes lunettes de soleil pour en apprendre plus sur lui. Mais bon ce n'est pas correct et ça laisse encore du mystère à découvrir par soi-même.

« Et bien, ce n'est pas grave. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire. Il est jeune et en pleine forme ce vo... Zadig. Mais, tu me feras une confidence, quelle couleur sont mes cheveux ? »

Question idiote qui me tira un sourire. Hors c'était amusant. Entre l'un ne connaissant pas ses couleurs et l'autre se trouvant vieux. Je trouvais cette île très étrange. Alors pour rajouter un piment et taquiner à ma manière l'homme se trouvant en face de moi. Je vins lui susurrer ce qu'on peut appeler, des mots... doux.

« Tu devrais penser à refermer ta chemise, c'est très beau à voir mais si l'un se trouve vieux, il peut devenir envieux. », dis-je d'un petit sourire remplis de malice, jetant un regard derrière lui pour voir si notre effrayé se remet de son hallucination.




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Zadig T. Styrbjörn

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Dim 12 Jan - 17:29




On est prisonnier(e) ou élu(e) ?
La volonté se situe quelque part entre la fureur et le calme plat. Elle est là ; tourne, s'enfonce, à la dérive... Dans un endroit isolé qu'on ne peut atteindre. C'est le mausolée de la bonne foi, une chose qui vous porte, qui vous encourage, et que vous remerciez tout en continuant d'avancer. Ça marche dans les deux sens c'est vertueux.

Néanmoins, pour toi, tout n'était que vide. La fureur ? Inexistante. La volonté ? Inutile, pour l'instant. Le calme plat ? Prédominant... Toutes ces choses qui t'étaient arrivées, tu vins à te demander si ce n'était pas l'un de ces rêves d'extases... suite auquel tu te réveillerai au milieu de ta chambre sombre, les volets battants, les stores laissant pénétrer une faible lueur donnant vie à tes figurines collectors, à ton matériel dernier crie. Frappant à tes paupières, soulevant tes nerfs, puis, te faisant ouvrir les yeux, constatant qu'une fois de plus, tout ceci n'était que le fruit de ton imagination. Habituellement, tes dents se seraient mises à grincer. ▬ Pourquoi ne puis-je pas me trouver ailleurs qu'ici ? Cependant, cette fois, les choses étaient différentes. Envers et contre tout ; le décor, l'odeur, la fraîcheur du vent, la terre sous tes pieds, le son de la nature... Aucun doute. Tout était réel...

[…]

Une poignée d'heures étaient passées. À vrai dire, deux heures et trente minutes depuis ta rencontre avec Abby & Aaron, tes nouveaux compagnons. Dont tu espérais secrètement une aide quelconque ; qu'ils puissent être bien plus que ça... Depuis ton arrivée, chaque endroits où tu as posé pied faillit te coûter la vie. Tu préserves, d'ailleurs, un souvenir bien amer de ta virée en forêt. Le fait qu'ils soient les premières personnes humaines que tu rencontres te rassura du tout au plus : Étaient-ils les seuls présents sur cette île ? Encore plus alarmant, cette marque de piqûre à ton avant-bras gauche que tu venais tout juste de remarquer, en te séchant près des braises flamboyantes, avait-elle un lien recoupant ton reflet de vieil homme à cette étrange sensation que tu sentais bouillir du fond de tes entrailles ? Que de questions dénuées de réponses...

Ton idée fut partagée par Aaron, le grand brun sculpté à l'allure d'un agent secret. James Bond, tu le nommais. À savoir : trouver du bois et faire un feu. Vous réchauffez était une étape essentielle suite à ce chambardement saugrenu... Ta chute du haut d'une cascade interférant dans le bain d'une damoiselle, la rencontre avec Aaron, et ta soudaine crise à la vue de ton visage métamorphosé en celui d'un vieillard. C'était une certitude dorénavant ; cette lettre, le souvenir flou de cette barque... et ta vie mise en jeu à chaque instant, impossible de ne pas trouver une explication rationnelle ralliant cette méandre trouble à un proche futur scabreux. Ce fut le toussotement rauque de Aaron qui coupa court à tes pensées. T'avais-t-il parlé ? Si ce n'était pas à toi, c'était à Abby. Aucune idée... Quoiqu'il en soit, il te regardait. Tandis que ton attention se portait sur le feu grandissant. Il était vide. Fixe et feutré parmi les flammes de sang. Puis tes yeux se détournèrent en direction de Abby ; teint porcelaine enveloppée de cheveux blonds. Et enfin, Aaron, qui t'avais rassuré dans ta démence démesurée. Tout deux n'avait en rien l'air de sinistres mercenaires, au contraire, s'il y avait bien une manière pour allez au plus loin, c'était de t'allier avec eux. Immergeant de ton silence de plomb, tu entrepris une conversation nouvelle, rejetant ta dernière phrase préconisatrice : Je vais chercher du bois afin de faire du feu. Ça nous réchauffera... Il est vrai qu'au vu du ton et de la manière, on devinait aisément la confusion qui t'habitait, Zadig. Et tout en enfonçant ton bonnet sur ta tête, tu attrapas ton sac par les pieds, en y ressortant un paquet de marshmallow. Trois branches sur ta gauche, tu piquas des friandises à l'aide de celles-ci et servit deux de ces bâtons garnis de marshmallow à tes hôtes. Sans demander ton reste, tu plaças ta branche au-dessus de la fournaise incendiaire, te raclant la gorge afin de recouvrir ta voix enfantine et béate. ▬ Vous savez si nous sommes les seuls ? Sur cette île. Il est évident que nous ne pouvons pas être seulement trois, et... Tu trifouillas une fois de plus dans ton sac, extrayant de celui-ci une feuille de papier gravée de lettres d'or... je pense que ceci a un rapport avec notre présence ici...

Tout en continuant de mitrailler du regard le miroir brasier des enfers, tu amenas une première bouchée de marshmallow à tes lèvres. Les avalant goulûment. Le sucre pendant à tes dents, implacable et fidèle substance de satisfaction, tu amenas la boutade à un autre sujet, palliant à ta théorie fantasque. ▬ Au fait, démarras-tu en enfilant un nouveau marshmallow à ta branche, Abby, ch'tu peux me dire pourquoi ech-que tu portes des lunettes de choleil ? Ta question n'avait rien de pertinente. Toutefois, la lune tombait et le ciel se couvrait de nuances obscures. Alors, pourquoi donc des lunettes ?

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Dernière édition par Zadig T. Styrbjörn le Sam 25 Jan - 19:12, édité 1 fois
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Aaron Dawkins

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Sam 25 Jan - 16:15

« On est prisonnier(e) ou élue(e)? »


                                                                                

Plus de deux heures s'étaient écoulées depuis ma rencontre pour le moins hors du commun avec Abby et Zadig. Le jeune homme avait eu la brillante idée d'allumer un feu pour nous réchauffer après notre bain. On s'étaient assis autour du feu, regardant les braises crépitantes et écoutant le son des flammes et du bois s'entrechoquant. C'était un moment agréable bien que l'ambiance soit assez tendue et il y a de quoi. Beaucoup d'événements s'étaient produits depuis mon arrivée ici alors j'en profitais pour y penser ne serait-ce qu'un instant, histoire de mettre mes idées au clair. En farfouillant aussi loin que je le puis dans mes souvenirs, je me rappela subitement d'une question. Une question plutôt intelligente et qui me fit rire rien que d'y penser :

« Et bien, ce n'est pas grave. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire. Il est jeune et en pleine forme ce vo... Zadig. Mais, tu me feras une confidence, quelle couleur sont mes cheveux ? »

Je n'avais pas pris le temps de lui répondre, sans doute à cause du remue-méninges et des problèmes de chacun. Je dévia mon regard sur celui de la jeune fille, masqué par d'élégantes et sobres lunettes de soleil. Je pris une bonne bouffée d'air avant de me lancer.

« Pendant que j'y pense, Abby, tout à l'heure tu m'a demandé de te dire de quelle couleur sont tes cheveux, du moins, de quelle couleur je les vois. Je ne vais pas te mentir : Je les vois dans les tons rose bonbon, avec des reflets dans d'autres tons rosés. »

Je m'attendais à ce qu'elle rit, n'importe qui aurait put croire que je mentais, même  si c'était l'affreuse vérité. J'étais condamné à regarder ce monde seulement sous une poignée de couleur et non sur l'intégralité de sa palette colorée. Après lui avoir répondu, je m'étais concentré sur le jeune Zadig qui était persuadé d'être un vieux roublard quinquagénaire. Il semblait si enfantin et ébahi dans sa façon de se comporter. N'importe qui pourrait être déboussolé si il était dans la même situation que nous. Je voulais lui parler mais, que devais-je lui dire ? Le réconforter ? Dire que tout irait bien ? J'ai beau être le plus âgé ici, je me vois mal leur dire que tout ira bien alors que je suis dans le même panier qu'eux. Je me contenta alors de tousser à cause de la fumée provoquer par le feu ; j'étais un peu trop près. Je vis Zadig chercher quelque chose dans son sac et sortir un sachet de confiseries. Il nous tendit des brindilles sur lesquelles il avait mit des marshmallow . Je le remercia et plaça la dite branche au dessus des braises rougeâtres, attendant que celles-ci viennent enfumer et colorer les bonbons. Le jeune garçon semblait perdu dans ses pensées, il fixa vivement le feu avant de prendre la parole.

▬ Vous savez si nous sommes les seuls ? Sur cette île. Il est évident que nous ne pouvons pas être seulement trois, et.... je pense que ceci à un rapport avec notre présence ici...

Il sortit de son sac la même lettre que tout le monde avait reçu. J'étais incapable de lui donner une réponse concrète, alors je sortis l'enveloppe jumelle à la sienne de mon sac et me contenta de secouer ma tête, en signe de négation. Je n'avais réellement aucune réponse à lui fournir. Le ciel commençait à prendre des teintes sombres, du moins, moins flashy que le jour et la lune prit vite place dans le ciel, s'imposant comme une reine. Je fini rapidement mes marshmallow et scruta le ciel étoilé, écoutant les bruits voisins de notre feu et cherchant le moindre indice quant à notre but sur cette île.



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Abby Lindley

MessageSujet: Re: « On est prisonnier(e) ou élu(e) ? » #Abby&Zadig&Aaron   Dim 23 Fév - 16:18



.Secret, mon doux secret.


« Pendant que j'y pense, Abby, tout à l'heure tu m'a demandé de te dire de quelle couleur sont tes cheveux, du moins, de quelle couleur je les vois. Je ne vais pas te mentir : Je les vois dans les tons rose bonbon, avec des reflets dans d'autres tons rosés. »

Cela faisait je ne sais combien de temps que j'étais arrivée ici en compagnie de très beaux jeunes hommes. Si je ne les connaissais pas, ils avaient des manies étranges. L'un se voyait déjà grand-père,et l'autre voyait mes cheveux roses. J'avais hoché la tête en simple réponse, absorbée par le feu dont je ne m'étais pas donnée la peine d'aider. Du moins j'avais plus pris le temps de me refaire une beauté.

Je reçu un bâton accompagné de marshmallow, je le remercia brièvement mais les mangea sans même les faire cuire. Un amas de sucre dégoulinant c'est pas mon truc. M'enfin, c'était généreux de sa part de partager. Juste que le silence qui pesait me convenait parfaitement avant que Zadig entame une conversation qui conduit sur un chemin délicat.

▬ Au fait, Abby, ch'tu peux me dire pourquoi ech-que tu portes des lunettes de choleil ?

J'avoue que ce qu'il avait dit avant je m'en fichais pas mal. Être les seuls ou nan m'apportait guère. Je vis le moment présent sans me soucier de personne. Mais là... Je n'avais pas envie de répondre. Je connais, nan pas leur faiblesse, hors le détail qui change la personne. Me concernant, je voulais me protéger. Leur dire que je possédais ce "don", ils pourraient s'en servir contre moi. Je ne veux pas perdre face à eux si je venais à mener une compétition. Je sais que je peux être une alliée de taille mais aussi redoutable.

« Le feu me brûle un peu les yeux alors, je préfère les garder sur moi. »

J'étais ailleurs, au bout de tout ce temps. Je ne sais toujours pas la raison du pourquoi je suis ici. Pourquoi sont-ils là? Rien ne me rassure et je suis pas du type à tout de suite accordée ma confiance. Ils sont beaux, j'aurais pu aller vers eux, boire un verre dans la "vraie vie". Là, je ne peux pas. Si ça se trouve, ce n'est pas des personnes de confiance. Franchement je ne veux pas me prendre la tête avec ça. Je jette le bâton dans le feu, puis je m'allonge en étant assez éloignée du groupe. Gardant mes affaires précieusement avec moi. Je passais un moment un peu mélancolique. Montrer mes faiblesses devant des inconnus? Plutôt me noyer maintenant.

J'aimerais repartir loin.



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